Au niveau des "mauvais élèves", la Région bruxelloise est particulièrement touchée: +115% de hausse des cas entre la semaine du 27/12/20 au 02/01/21 et celle du 03/01/21 au 09/01/21. Suivent ensuite le Brabant flamand (+47%) et le Brabant wallon (+45%). Namur connaît également une augmentation significative de 37% de nouveaux infectés. Le Hainaut suit juste derrière avec +31%.

Liège, la Flandre occidentale et la Flandre orientale figurent à la 6e, 7e et 8e place de ce triste classement avec respectivement +23%, +23% et +16%.

Parmi les provinces qui s'en sortent le mieux, Anvers (+12+%), le Luxembourg (+11) et le Limbourg (+7%) connaissent un accroissement plus lent des nouvelles contaminations.

En chiffres absolus

Anvers reste la province la plus touchée avec 2051 nouveaux cas durant la période analysée. La Flandre orientale suit juste derrière avec 2020 infectés. Bruxelles, avec sa hausse impressionnante de nouvelles contaminations passe ainsi de 879 à 1892 contaminations en l'espace de 7 jours. La Flandre occidentale vient ensuite avec 1812 cas. Il y a également plus de 1000 nouveaux cas dans le Hainaut (1529), le Brabant flamand (1181), Liège (1110) et le Limbourg (1013).

Namur (575), le Brabant wallon (523) et le Luxembourg (373) sont les provinces où les nouvelles personnes contaminées sont les moins nombreuses.

Tableau des chiffres absolus et pourcentages par province:

© D.R.

Des facteurs à prendre en compte

Cette hausse des cas en Belgique doit cependant être remise dans son contexte et lue à la lumière de plusieurs facteurs.

Tout d'abord, la période du 27/12/20 au 02/01/21 inclut un jour férié. Cela créé donc un biais au niveau des données par rapport à la semaine du 03/01/21 au 09/01/21 car moins de tests ont été réalisés le 1 janvier.

Ensuite, 42.900 tests ont été effectués durant la dernière période analysée. Cela représente une hausse de 69% par rapport à la période précédente. Et bien que le nombre de tests ait augmenté, on peut voir que le nombre de cas n'augmente proportionnellement pas. Le taux moyen de positivité pour la Belgique a ainsi diminué entre les deux périodes pour atteindre à peine 5,4%.

Taux de positivité:

© D.R.

© D.R.

Afin de rendre compte d'un véritable changement par rapport à la fin du mois de décembre, il faudra donc attendre les prochaines données de l'institut de santé publique. Les biais liés au jour férié et au nombre de tests effectués ne seront ainsi plus compris. Il sera alors possible de faire le point sur la situation épidémiologique réelle.