Ce dimanche 7 mars, l'émission "Sept à huit" s'est intéressée à l'anorexie et aux méfaits que cette dernière peut engendrer chez les plus jeunes. Pour illustrer cette maladie, Manon (25 ans), a décidé d'apporter son témoignage.

C'est en 2016 que la jeune femme devient anorexique. Obsédée par sa perte de poids constante, elle confie avoir atteint les 33 kg. " Je me levais, la première chose que je pensais, c’était aller sur la balance et me dire: ‘Ok, je fais ce poids-là. Ce soir, quand je rentre, il doit y avoir des grammes en moins", explique-t-elle face caméra.

Pendant près de cinq ans, Manon va se battre contre ses démons: les troubles alimentaires. Elle s'isole de son entourage et a l'impression d'avoir le contrôle sur son corps en abusant dangereusement des laxatifs, devenus une drogue pour elle. "Je prenais jusqu’à 90 laxatifs par jour", admet-elle.

Sa perte de poids ne passe bien entendu pas inaperçue auprès de ses proches. Elle explique d'ailleurs que sa mère passait des nuits banches à lui trouver un centre de soins. Elle finira ainsi par être hospitalisée durant quatre mois. Là-bas, elle suit une thérapie complète, les spécialistes tentent de comprendre comme elle a pu sombrer dans l'anorexie. Manon commence alors à écrire son histoire depuis sa plus tendre enfance et révèle “avec une simplicité extrême” avoir été victime d’attouchements de la part d'un ami de la famille lorsqu’elle avait tout au plus 11 ans. "À partir de là, avoir un corps de femme, c’était compliqué. Je n’aimais pas avoir des formes".

Malgré les soins, l'anorexie continue à gagner du terrain chez la jeune femme, si bien que son corps commence à lâcher. Mauvaise audition, problème de locution, les problèmes s'enchaînent. "Je me souviendrai toujours, un jour, je me lève et je me rends compte que je suis en train de m’uriner dessus", confie-t-elle très émue. Manon réussira finalement à vaincre cette maladie, grâce à une phrase choc de son père. "Il m’a dit qu’il avait peur de perdre sa fille. J’ai eu un déclic. J’ai compris que la solution se trouvait en moi. J’étais la seule à pouvoir me libérer", a-t-elle conclu.