Une entreprise italienne d'innovation aurait trouvé la parade pour soulager le personnel médical en manque cruel de matériel de protection : détourner l'usage d'un masque de snorkeling en masque de protection grâce à une valve imprimée en 3D.

En ces temps de crise, la créativité est de mise. Selon le Corriere della Sera, l’entreprise italienne Isinnova aurait trouvé une piste de solution au manque de masques de protection, en modifiant le masque Décathlon Easybreath conçu pour le snorkeling. L’utilisation détournée de ce masque intégral serait rendue possible grâce à une pièce fabriquée avec une imprimante 3D. Décathlon a expliqué à plusieurs médias français que ce masque est envisagé par certains établissements hospitaliers pour protéger le personnel soignant en attente de masques FFP2.

L’enseigne précise n’avoir “bien évidemment pas l’expertise interne pour transformer ce masque de plongée en objet conforme médical”. “Nous travaillons, collaborons et accompagnons techniquement certains centres de recherche pour les aider à voir si des modifications du masque sont possibles et viables”, confirme la porte-parole de Décathlon Belgique. “Nous recommandons toutefois de ne pas modifier le masque soi même. Cela pourrait impacter son fonctionnement”, prévient-elle.

Connecter le masque de snorkeling à un appareil respiratoire

Selon le Courrier International, ce masque pourrait également être utilisé dans le cadre de l’assistance respiratoire. “À ma connaissance, ce n’est pas encore le cas en Belgique, mais bien dans d’autres pays”, a réagi la porte-parole.

En Italie, la société Isinnova affirme avoir testé le dispositif dans un hôpital du nord du pays. La société spécialisée dans les projets innovants aurait « imprimé en 3D les raccords nécessaires entre le masque et les tubes d’hôpital standards », assure Alessandro Romaioli, l’un de ses ingénieurs. Cette valve permettrait de connecter le masque de snorkeling à un appareil respiratoire. Il prévient néanmoins , dans les colonnes du Corriere elle Sera qu’il s’agit « d’un produit modifié de façon artisanale pour aider dans des situations d’urgence, si possible il faut toujours privilégier les produits certifiés ». La protection civile de la province de Brescia, dans le nord de l’Italie, en aurait déjà commandé 500 exemplaires.

Isinnova assure que son initiative est à but non lucratif. Elle a dès lors décidé de partager librement la notice de fabrication.