Quelque 10.732 Belges ont reçu le diagnostic du cancer du sein en 2017, selon les derniers chiffres de la Fondation Registre du Cancer transmis via Think Pink, la campagne nationale de lutte contre le cancer du sein, à l'agence Belga. 

Ces résultats sont stables par rapport à 2016 où 10.735 cas avaient été enregistrés.

"Avec 10.627 cas, le cancer du sein reste de loin le plus répandu des cancers chez les femmes. 105 hommes ont également été touchés par ce cancer. Il s'agit d'un statu quo par rapport aux dernières années, et ce, malgré l'augmentation constante de la population due à la migration et à l'allongement de l'espérance de vie", analyse Think Pink. La différence entre les risques dits cumulatifs jusqu'à 74 ans est frappante. "Alors qu'en Flandre, en tant que femme, vous avez 11,14% de risques d'avoir un cancer du sein avant l'âge de 75 ans, en Wallonie, le risque est de 11,45%, 1 femme sur 9 donc", pointe l'association. 

Les Wallonnes sont donc plus exposées. Peut-être que les campagnes de prévention et de dépistage mieux organisées et financées en Flandre révèlent là leur efficacité. Mais la pratique régulière d'un sport et l'adoption d'un mode de vie sain sont également des variables dont il faut tenir compte. Au regard des statistiques d'il y a 10 ans, le nombre de jeunes femmes de moins de 50 ans chez qui un cancer du sein a été diagnostiqué a diminué de 10%, ajoute encore Think Pink. Il faut dire que la prise en charge s'améliore. "La Belgique fait partie des meilleurs en Europe dans ce domaine. Avec plus de 90% de chances de guérison, nous avons fait énormément de progrès au cours de la dernière décennie. 

Et nous allons continuer d'investir dans la recherche scientifique indépendamment des firmes pharmaceutiques", ponctue l'association.