Les médecins font face à un surplus d'informations au sujet des mesures préventives à mettre en place en présence de cas suspects de coronavirus, a indiqué mardi le docteur David Simon, représentant de l'ABSyM (Association belge des syndicats médicaux). Il rappelle également l'urgence d'une livraison rapide de masques buccaux et de lunettes de protection. Submergés par la quantité importante d'informations au sujet des mesures à prendre face à des cas suspects de coronavirus, certains médecins ne les consultent plus, affirme mardi le docteur David Simon, médecin généraliste et représentant de l'ABSyM à la FAGW (Fédération des associations de généralistes de la Région wallonne).

"Les autorités devraient se résoudre à ne pas diffuser d'informations autres que via le site internet de Sciensano", avance le médecin.

Si aujourd'hui, toutes les indications à propos des procédures à suivre en présence de cas suspects de coronavirus sont disponibles en ligne et que la majorité des médecins sont informatisés, tous ne communiquent pas leur adresse électronique, ce qui les empêche de recevoir certains contenus.

Le médecin note également que le numéro unique de la cellule de surveillance des maladies infectieuses de l'AVIQ (Agence pour une vie de qualité) était injoignable lundi entre 15H00 et 17H30.

Selon le docteur Simon, la pénurie de matériel de protection (masques buccaux et lunettes de protection) est source de colère et d'incompréhension de la part des professionnels de la santé. "De nombreux médecins ont peur d'attraper le virus et craignent ne plus pouvoir se rendre disponibles pour les patients", indique-t-il.

Contacté par Belga, le SPF Santé publique indique avoir réalisé un achat groupé européen de masques de protection FFP2 et FFP3 pour le personnel soignant ainsi que de masques chirurgicaux pour les patients.