Le centre national de crise et le SPF Santé Publique ont fait le point sur l'évolution de l'épidémie dans notre pays. Ces dernières 24 heures, 1.063 Belges ont été testés positifs au Covid-19. On dénombre au total 11.899 cas de coronavirus en Belgique. Parmi ceux-ci, 513 patients ont perdu la vie.

Benoît Ramacker, Emmanuel André, Yves Stevens et Steven Van Gucht ont tenu, par la suite, à clarifier certains points relatifs au Covid-19 et à la gestion de la crise actuelle.

La force de l'épidémie commence à diminuer

En soins intensifs, il y a une occupation de 53% des lits disponibles. Dans deux provinces, le plan de répartition a dû être déclenché pour répartir les patients dans plusieurs hôpitaux. Le nombre d'hospitalisations va continuer à augmenter mais les experts constatent une diminution de l'intensité de l'épidémie. "Nous ne sommes pas au pic mais nous sommes au point d’inflexion, a détaillé Emmanuel André, porte-parole interfédéral de la lutte contre le covid-19. Cela veut dire que la force de l'épidémie commence à diminuer. Cela résulte des efforts que nous faisons depuis plusieurs jours. C'est un signe encourageant même si dans les jours qui viennent il faudra maintenir des efforts importants. En effet, ce n'est pas parce que la courbe s'infléchit légèrement aujourd'hui qu'elle ne peut pas reprendre si nous relâchons nos efforts".

Le fait que nous soyons arrivés au point d'inflexion n'est pas anodin pour les chercheurs, car ce dernier indique que la courbe change de concavité. C'est un premier pas qui atteste d'un léger ralentissement de l'épidémie, symbolisé par un début de fléchissement de la courbe.




Les respirateurs

De nombreux patients ont besoin actuellement d'un respirateur pour faire face aux complications liées au Covid-19. "Les personnes qui nécessitent d'être sous respirateur sont des personnes qui sont à un stade avancé de la maladie, a expliqué Emmanuel André. Pour récupérer de cette phase, cela peut prendre plusieurs jours, voire plusieurs semaines".

Le Limbourg et le Brabant flamand particulièrement touchés

Il y a plusieurs facteurs qui peuvent expliquer que ces deux provinces comptent un nombre plus important de patients infectés. "Tout d'abord, l'épidémie peut s'être propagée à ses prémices de façon plus importante à certains endroits, a énuméré Emmanuel André. Ensuite, nous avons peut-être davantage testé également au début de l'épidémie à certains endroits, ce qui expliquerait que plus de cas soient connus dans ces zones".

Saturation des hôpitaux

Dans les provinces du Limbourg et du Hainaut qui comptent plus de cas, le plan de répartition a dû être enclenché pour permettre à tous les patients d'être traités.

Les mesures ne sont toujours pas respectées par tous

Certaines personnes - tous âges confondus - ne comprennent pas encore l'urgence de la situation et ne respectent pas les consignes. "Les services de police sont là non seulement pour aiguiller la population, mais également pour contrôler et sanctionner les personnes qui ne se soumettent pas aux mesures adoptées", a rappelé Benoît Ramacker.

L'incinération des patients décédés

Selon les experts, en cas de décès lié au coronavirus, il n'est pas forcément nécessaire de passer par une incinération.

La situation dans les maisons de repos

Les maisons de repos sont des environnements qui doivent être bien protégés. Mais quand le coronavirus n'est pas présent, il est possible de maintenir des liens sociaux et des activités. Il faut toutefois bien veiller aux règles d'hygiène. "Il est important de veiller sur les personnes les plus fragiles", a rappelé Emmanuel André.