Ces derniers jours, tous les indicateurs de l'épidémie de coronavirus sont au rouge. La hausse des cas spectaculaires chez les enfants et les adolescents la semaine dernière a particulièrement inquiété les experts, à tel point que le Comité de concertation anticipé du 24 mars dernier a décidé la fermeture des écoles une semaine plus tôt que prévu.
 
Ce mardi encore, le porte-parole interfédéral de la lutte contre le Covid Yves Van Laethem faisait part d'une augmentation de 15% des nouvelles contaminations chez les 10-19 ans.

Face à cette situation critique, pourrait-on envisager d'étendre la vaccination aux plus jeunes? Le Pr Michel Moutschen, du CHU de Liège, y est favorable. Pour appuyer ses propos, l'expert prend l'exemple d'Israël: "Là-bas, ils ont décidé d'utiliser les vaccins actuels, notamment les vaccins à ARN Messagers, chez des gens de 12 à 18 ans qui présentaient des comorbidités. Ils n'ont observé aucun effets secondaires particuliers".

Pour rappel, les scientifiques craignaient en effet qu'à l'instar des jeunes adultes, qui font davantage de réactions inflammatoires au vaccin que les personnes plus âgées, les enfants et les adolescents présentent encore plus d'effets secondaires. C'est pourquoi il a été décidé, dans l'attente de résultats plus complets, de limiter la vaccination aux plus de 18 ans. 

"Un message d'espoir"   

Michel Moutschen voit dans les résultats positifs d'Israël un "message d'espoir". "On pourrait ainsi au moins vacciner les adolescents des écoles secondaires avec ce type de vaccins", se réjouit le chef du service d'Infectiologie du CHU de Liège. "Indiscutablement, je pense qu'à la rentrée des classes ou à l'automne, on commencera à vacciner les plus jeunes", prédit encore l'expert.

Les résultats des études actuellement menées par Pfizer, Moderna et AstraZeneca sur cette tranche de la population confirmeront on infirmeront une telle éventualité dans les prochaines semaines.