Dans 69% des cas, il s'agit d'un effet qualifié de "non grave". Dans 27% des cas, l'effet indésirable avait pour conséquence une incapacité de travail ou de quitter le domicile. Les quatre derniers pourcent consistent en un événement médical significatif (2%), une hospitalisation (1%), une mise en jeu du pronostic vital (moins de 1%) et un décès (moins de 1%).

Au total, 3.207 rapports ont été enregistrés dans la base de données européenne EudraVigilance. Il s'agissait en majorité de fièvre, douleurs musculaires, malaise et réactions au point d'injection. "Ces réactions sont normales et indiquent une activation du système immunitaire. Elles disparaissent généralement après environ deux jours", explique l'AFMPS. Elles sont plus souvent signalées après l'administration de la deuxième dose pour les vaccins de Pfizer et Moderna, et après la première injection pour le sérum d'AstraZeneca.

Sont considérés comme graves 2.014 rapports, principalement "en raison d'une incapacité de travail temporaire ou de l'impossibilité de quitter la maison à cause de la fièvre, de douleurs musculaires, d'un malaise et de réactions au point d'injection".

Septante-quatre rapports concernent un décès mais aucun lien de causalité formel avec un vaccin contre le Covid-19 n'a été établi.

Entre le 28 décembre et le 13 avril, plus de 2,6 millions de doses de vaccin ont été administrées en Belgique, selon les données de Sciensano.