"Nous ne sommes pas dans une deuxième vague, il faut bien le préciser. Nous sommes dans une augmentation du nombre de personnes détectées positives. Il faut faire attention quand on regarde les schémas et les chiffres car on ne teste pas la même chose. Quand on était au maximum de l’épidémie en mars-avril, on avait à peu près 2000-2500 cas positifs par jour. Aujourd’hui, nous sommes à 500, mais ce ne sont pas les mêmes personnes", s'est exprimée Frédérique Jacobs, mettant en parallèle la situation de la Belgique au début de l'épidémie, et la situation actuelle. 

Selon elle, c'est l'augmentation du testing qui justifie la hausse de cas de coronavirus que notre pays connaît actuellement: "La première fois en mars-avril, on ne testait que les gens infectés présentant des symptômes suffisamment graves que pour être hospitalisés. On ne détectait pas les autres, les moins sévèrement malades, pas les contacts et les asymptomatiques. Maintenant, on détecte les gens qui ont des symptômes, même extrêmement faibles. On détecte les contacts de gens positifs et ceux qui partent ou reviennent d’une zone rouge voire orange. Ce n’est pas la même manière de tester les gens".

Contrairement à d'autres experts, et à ce qui est régulièrement annoncé depuis quelques semaines, Frédérique Jacobs maintient donc que la Belgique fait face pour le moment est "une augmentation du nombre de cas" et non une deuxième vague, mais elle précise bien que "si on ne fait rien, cela va aller vers une seconde vague". "Il est temps de casser ce mouvement", a conclu celle qui remplace actuellement Yves Van Laethem dans l'équipe du centre de crise. 

Steven Van Gucht, l'autre poirte-parole interfederal, affirmait quant à lui l'inverse hier dans plusieurs médias.