L'association partage les craintes de l'union professionnelle des médecins biologistes cliniques, pour qui "l'exécution des tests rapides en pharmacie s'apparente à de la pratique illégale de la médecine". L'aide serait "inefficace, voire potentiellement contre-productive" pour l'Absym, qui juge les conditions pour disposer d'un test sûr et d'une livraison rapide des résultats de test ne sont pas remplies dans une pharmacie.

Réaliser un test demande en effet d'utiliser un équipement de protection individuelle, "ce qui est difficilement gérable dans une pharmacie", explique l'association. Elle souligne que les pharmaciens ne disposent pas non plus de connexion avec l'infrastructure informatique spécifique pour fournir les résultats des tests antigéniques rapides aux médecins prescripteurs ainsi qu'à Sciensano.

Pour l'Absym, rien ne garantit non plus que les pharmaciens utiliseront les meilleurs tests rapides. "Souvent, le résultat n'est ni négatif ni positif mais bien douteux". L'association estime donc une anamnèse médicale par un médecin nécessaire également.

"Les pharmaciens sont les bienvenus dans les centres de triage où les tests sont effectués, dans un encadrement sécurisé et efficace garantissant également un encodage correct du résultat des tests", indique l'Absym.