Dans tout le nord de l'Europe, les températures étaient en moyenne plus élevées de 1 à 2 degrés que les normales saisonnières, révèle mardi l'université. Selon les autres observations de la mission IASI, qui vise à fournir des mesures de profils de température et d'humidité pour la prévision météorologique, les cinq dernières années ont été plus chaudes que les huit années précédentes, les trois plus chaudes étant les années 2020, 2019 et 2016.

La température océanique a également été particulièrement élevée l'année dernière, partout dans le monde, selon les chercheurs.

Depuis le lancement de la première mission IASI en 2007, les instruments embarqués sur les satellites surveillent deux fois par jour partout autour du globe les températures, à la fois à la surface de la terre et de la mer, et plus haut dans l'atmosphère.

Les chercheurs et ingénieurs de l'équipe SQUARES de la faculté des Sciences de l'ULB travaillent également auprès de la mission.

La sécheresse pourrait toucher deux fois plus de personnes d'ici la fin du 21e siècle

Le nombre de personnes exposées à une sécheresse extrême pourrait doubler d'ici la fin du 21e siècle, selon une étude internationale menée par la Michigan State University en collaboration avec la Vrije Universiteit Brussel (VUB). L'étude a effectué des simulations qui cartographient l'impact du changement climatique sur la masse totale d'eau sur terre. Le nouveau satellite GRACE, qui a été lancé il y a quelques années, a pu mesurer les changements dans le volume total d'eau en cartographiant les changements dans le champ gravitationnel de la Terre et ainsi été en mesure de fournir des données précieuses aux scientifiques.

"Les résultats montrent une forte réduction du stockage naturel de l'eau dans les deux tiers du monde, en particulier dans l'hémisphère sud. Ce déclin est en grande partie dû au changement climatique", explique le climatologue de la VUB, Wim Thiery.

Le volume total d'eau, ou stockage terrestre de l'eau, est considérée comme l'accumulation d'eau dans la neige et la glace, les rivières, les lacs, les marais, le sol et les eaux souterraines. Selon le scénario actuel, si la gestion de l'eau ne change pas, près de 500 millions de personnes supplémentaires seront confrontées à une sécheresse extrême d'ici la fin du 21e siècle. Ce qui mènera à de difficiles conditions d'accès à la nourriture, plus de migrations et plus de conflits.