L'assurance-maladie va non seulement rembourser les tests qui peuvent confirmer une contamination au coronavirus mais également ceux qui démontrent une immunité contre la maladie, a confirmé samedi son administrateur général Jo De Cock. 

Les modalités ne sont toutefois pas encore fixées. L'INAMI a tenu à préciser les modalités de remboursements relatifs aux différents tests qui sont actuellement utilisés dans la détection du coronavirus. Toute personne qui a dû subir un test selon les lignes directrices du gouvernement peut compter sur l'intervention de l'assurance maladie. Jusqu'à présent, les factures avaient été gelées à la demande de l'INAMI.

"Nous voulions éviter que les hôpitaux ou les laboratoires facturent des frais. Au début de la crise, nous avons vu que l'on facturait parfois jusqu'à 139 euros à certains patients. Bien sûr, on ne peut pas faire cela", souligne Jo De Cock.

"Des règles préciseront que rien ne pourra être facturé aux patients si les directives ont été respectées". Un patient qui demande lui-même à subir un test, sans motif, devra en revanche payer.

Par ailleurs, les futurs tests sérologiques qui doivent démontrer la présence d'anticorps, seront également remboursés. "On détermine encore pour l'instant la manière dont cela va se dérouler", poursuit Jo De Cock. L'équipe scientifique dont font partie Marc Van Ranst et d'autres spécialistes, vont le déterminer.

L'administrateur général n'a par contre pas encore voulu se prononcer sur les conséquences financières de la crise du coronavirus sur l'assurance-maladie. "Nous n'avons pas encore une vue d'ensemble de tous les frais", explique-t-il. Il est cependant clair que certains coûts "normaux" diminuent maintenant temporairement. Selon l'administrateur général, c'est très clair dans les soins dentaires de même qu'en ce qui concerne les opérations de la hanche qui ont également été reportées. Certains tests périodiques de routine ne sont plus effectués non plus.