L'objectif de cette infrastructure est de renforcer la coopération entre les pays et les instituts scientifiques du monde entier et d'aider à identifier les premiers signes d'une éventuelle pandémie. La chancelière allemande Angela Merkel a annoncé à la presse que le nouveau centre "ouvrira dès cette année".

Doté par l'Allemagne d'un financement d'une trentaine de millions d'euros par an pour le moment, il fera partie de l'OMS. Mais davantage de fonds seront requis, a admis le chef du programme d'urgence au sein de l'organisation, Michael Ryan. Des discussions sont en cours avec le G7 et les acteurs des dispositifs de préparation des pandémies.

M. Ryan a précisé que les gouvernements, les instituts de recherche et d'autres organisations devaient être impliqués, et que l'intelligence artificielle jouerait un rôle majeur. M. Spahn a également déclaré que le centre dépendait entièrement de la volonté des pays membres de l'OMS de coopérer et de faire preuve de transparence. Il a appelé les gouvernements à tirer les leçons de la pandémie actuelle.

Des systèmes existent déjà au sein de l'OMS,. L'un d'entre eux sera appliqué dans plus de 50 pays d'ici la fin de l'année. Cette initiative doit permettre d'aller au-delà de la simple détection pour évaluer en permanence des composantes comme la mobilité, le climat ou les animaux pour évaluer la menace.

Outre les données et des outils d'analyse, la plateforme surveillera les dispositifs de contrôle de la maladie, l'acceptation par les populations et les mensonges propagés. Elle doit assister les responsables politiques et de santé publique pour décider rapidement d'une réponse.

Le coronavirus a révélé l'importance de "meilleures données", explique encore le directeur général de l'OMS Tedros Adhanom Ghebreyesus, appelant à utiliser davantage les nouvelles technologies. Mais il a aussi provoqué des polémiques, notamment autour de l'attitude de la Chine au début de la pandémie.

"Il y a un consensus pour le renforcement des systèmes d'alerte", affirme toutefois M. Tedros. Selon M. Ryan, qui admet que les problèmes pour améliorer le partage de données sont "nombreux", la réaction à l'initiative, que l'OMS et l'Allemagne préparent depuis l'année dernière, est très positive.