L'Organisation mondiale de la santé (OMS) écarte le scénario d'une manipulation en laboratoire du coronavirus. "Nous pensons toujours que le virus est d'origine animale", a affirmé mardi à Genève à la presse une porte-parole. Depuis plusieurs jours, différents responsables politiques demandent à la Chine d'être très claire sur les données dont elle bénéficie pour établir l'origine du virus. Lundi, la chancelière allemande Angela Merkel s'était jointe à ces appels. Pékin a elle relayé ce qu'elle savait, a répondu mardi le porte-parole du ministère chinois des Affaires étrangères Geng Shuang.

Le président américain Donald Trump a annoncé récemment la suspension des contributions américaines à l'OMS, accusant celle-ci de ne pas avoir piloté de manière adaptée la réponse à la pandémie. Washington avait lancé le même reproche à Pékin, à qui elle reproche d'avoir minimisé les effets sur son territoire.

Le laboratoire chinois ciblé par des médias américains comme possible source du coronavirus a démenti toute responsabilité. "Toutes les preuves à disposition suggèrent une origine animale", a relevé la porte-parole qui ajoute que les investigations continuent.

Elle a aussi ajouté que l'Assemblée mondiale de la santé, prévue en mai à Genève, aura "probablement" lieu en ligne. Toutes les grandes réunions prévues dans les prochains mois au Palais des Nations ont été reportées. Mais les discussions se poursuivent sur le meilleur dispositif pour celle des membres de l'OMS, a ajouté la responsable.