En cette situation de crise du coronavirus, comment cela se passe-t-il du côté des consultations de l’Office de la naissance et de l’enfance (ONE)?

L’avis de l’ONE est de maintenir la vaccination des enfants de moins de 15 mois, nous répond Paloma Carrillo-Santisteve, médecin adjointe Direction santé et responsable programme de vaccination Fédération Wallonie-Bruxelles (FWB). Cet avis est soutenu par le GIEV (Group Interuniversitaire d’Experts en Vaccination) ainsi que par le Risk Management Group au niveau fédéral.”

Conformément aux recommandations en vigueur, l’Office a donc suivi ces recommandations en réorganisant le fonctionnement de de la consultation préventive. Cela se traduit par plusieurs mesures : les volontaires ne sont plus acceptés en consultation; les consultations ne se font que sur rendez-vous; le nourrisson est accompagné d’une seule personne; les consultations sont limitées aux actions essentiels (vaccination et suivi renforcé ); le personnel de la consultation est constitué des groupes non à risque.

A cela s’ajoute la mise en place des mesures d’hygiène conformément à ce qui a déjà été recommandé (lavage des mains, désinfection...).

Enfin, seuls les enfants et un parent sans toux, fièvre ni autre symptôme peuvent se rendre en consultation.

En FWB, moyennant cette réorganisation, l’ONE va continuer à vacciner via les consultations, poursuit la responsable des programmes de vaccination. En effet, l’arrêt de cette activité pourrait avoir des conséquences sur la santé des nouveau-nés et nourrissons et pourrait entraîner un encombrement des services de santé curatifs, ce qui est justement ce que l’on souhaite éviter. Il y a effectivement un risque important d’augmentation de maladies à prévention vaccinale dans les mois à venir si les enfants ne sont pas vaccinées et ces enfants non protégés pourraient venir s’ajouter à la charge des services sanitaires.

De plus les parents qui souhaitent quand même faire vacciner leur enfant, se réorienteraient vers les médecins généralistes et les services hospitaliers déjà surchargés. Cette situation risque de perdurer au delà de 2 semaines et il est souhaitable que les services préventifs soient maintenus.

En d’autres mots: le confinement ne signifie pas l’arrêt de la vaccination, mais une réorganisation.