Pour y parvenir, 1.200 patients devraient être traités chaque année. Aux côtés de l'ensemble des Etats membres de l'UE, la Belgique avait pris un engagement en 2016, devant l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS). Quatre ans plus tard, les démarches s'avèrent insuffisantes, affirme la coalition VHC. La Belgique est "en queue de peloton" et "à politique inchangée, l'objectif ne sera même pas atteint en 2050".

Selon les calculs de la coalition belge contre le VHC, 18.000 personnes sont atteintes par l'hépatite C en Belgique et 300 patients décèdent chaque année des suites de leur contamination.

"Etant donné que les porteurs du virus demeurent parfois asymptomatiques pendant longtemps, ils contaminent souvent des gens de leur environnement par contact intersanguin. C'est précisément cette chaîne de contamination que nous devons rompre. D'autre part, nous disposons d'un traitement qui offre une chance de guérison de plus de 95%", souligne le Dr. Jean-Pierre Mulkay, gastro-entérologue au CHU Saint-Pierre et porte-parole de la coalition.

Pour redresser la barre, les experts plaident pour une approche mieux coordonnée. "En raison de la nature latente de l'hépatite C et du fait qu'elle touche les groupes plus fragiles, un bon suivi revêt une importance cruciale. Une stratégie globale et multidisciplinaire s'impose", insiste le Dr. Mulkay.

La coalition organise ce vendredi une table ronde sur le sujet. Elle transmettra par la suite ses recommandations au monde politique.