La Conférence interministérielle Santé publique, composée des ministres de la Santé fédéral et des entités fédérées, s'est réunie mercredi matin. La stratégie de vaccination n'a pas été abordée et il a été convenu de se revoir jeudi matin. Un comité restreint ("kern") fédéral est en outre prévu mercredi soir en vue de valider le volet fédéral de la stratégie de vaccination. Le Premier ministre Alexander De Croo a d'ores et déjà annoncé que les premières doses devraient être administrées à partir du 5 janvier.

La CIM décidera également jeudi des groupes prioritaires, du phasage, du cadre de la répartition des tâches entre ministres, des aspects logistiques relatifs à l'organisation d'une telle vaccination de masse et de l'organisation de la communication, précise le communiqué.

Par ailleurs, le comité consultatif chargé de l'analyse des dossiers d'achat a donné un avis positif pour le candidat vaccin Moderna. La CIM Santé publique a suivi ce conseil. Si ce vaccin reçoit une autorisation de mise sur le marché, la Belgique l'achètera. Le contrat européen concerne l'achat de 80 millions de doses. La Belgique en achèterait 2 millions.

Déjà à la mi-août 2020, le comité consultatif a rendu un avis pour le contrat relatif au vaccin candidat du géant anglo-suédois AstraZeneca et de l'université d'Oxford et, le mois dernier, pour le vaccin candidat des groupes pharmaceutiques Janssen (Johnson & Johnson), Pfizer et BioNTech et CureVac, précise encore le communiqué.

Lors du CIM de ce mercredi matin, un protocole d'accord a également été conclu sur l'approche coordonnée visant à renforcer l'offre de soins psychiques dans le contexte de la pandémie. Cet accord concerne principalement le renforcement de ces soins en première ligne "moyennant tant la fonction psychologique première ligne que des soins de santé mentale ambulatoires spécialisés".

L'accord définit également certains groupes cibles prioritaires, tels que les enfants et les parents de familles vulnérables, les jeunes adultes, les prestataires de soins de santé et de l'action sociale et les personnes présentant des problèmes préexistants de santé mentale. Des budgets supplémentaires sont prévus pour ce renforcement. Les acteurs concernés de l'Inami seront invités à une concertation pour discuter des modalités de financement, en tenant compte du protocole d'accord, précise encore la CIM.