"En effet même si de l'ARN messager se retrouvait dans le lait, ce qui n'est pas attendu, il serait dégradé dans le tube digestif de l'enfant. De plus les vaccins à ARN messager sont dépourvus de pouvoir infectant et ne pourraient donc pas infecter l'enfant", signale le communiqué.

Le CFAM s'adresse aux professionnels de santé et aux responsables de centre de vaccination pour rappeler cette recommandation, basée sur un avis du Conseil supérieur de la santé (CSS) émis en janvier, envers les femmes allaitantes et dans les circonstances où un risque accru de contamination ou d'infections graves existe.

"Malgré l'absence de données cliniques disponibles sur le sujet, la plausibilité d'un effet toxique chez l'enfant allaité est faible, si pas inexistante. A l'instar de ce qui est dit dans les dernières recommandations de l'Organisation mondiale de la santé, le CSS n'a pas de craintes particulières à ce sujet", faisait part l'avis en question.

"Toutes les femmes allaitantes peuvent alors être vaccinées, d'autant plus s'il s'agit d'une personne travaillant dans le secteur des soins de santé ou appartenant aux groupes nécessitant une vaccination prioritaire", pointait aussi le CSS dans ses recommandations.