Les parents de l’adolescente décédée à cause d’un tampon ont rencontré les politiques et ne baissent pas les bras.

C’était le 9 janvier dernier. Ce jour-là, Maëlle décédait d’un choc toxique diagnostiqué trop tard. L’adolescente de 17 ans souffrait depuis plusieurs jours de fièvre, vomissements et diarrhée mais les médecins ont cru qu’il s’agissait d’une gastro. Ce n’est qu’à son arrivée dans un autre hôpital que le choc toxique a été détecté. Trop tard malheureusement. Le décès de cette jeune fille causé par un tampon a heurté tout le pays et même au-delà de nos frontières. La question des moyens de protection hygiéniques utilisés lors des règles a fortement été remise en question dans les jours qui ont suivi le drame. 

Maëlle, elle, connaissait pourtant les risques liés à ces protections hygiéniques et veillait à changer aussi régulièrement que possible ses tampons. Elle était très attentive à son hygiène corporelle.

Après le drame, les parents de Maëlle avaient  exprimé leur souhait de voir les médecins et les jeunes filles conscientisés sur cette problématique. Un mois et demi après le décès de Maëlle, la disparation de la jeune fille a-t-elle au moins servi à changer les choses comme ses parents l’ont souhaité ? C’est la question que nous avons posée à Laurence, sa maman. Courageuse comme elle l’a montrée dans les heures qui ont suivi la perte de sa fille, Laurence dit ne pas vouloir baisser les bras.

Posée et réfléchie, la maman souhaite agir de manière utile, par étape. “Nous avons rencontré la ministre wallonne de la Santé la semaine dernière, ainsi que plusieurs députés. Cette rencontre, que nous souhaitions, était enrichissante. Nous travaillons à présent sur la concrétisation des points abordés. Nous avançons dans notre dossier et espérons aboutir dans les prochaines semaines”, nous confie la maman qui, à ce stade, ne sait pas encore nous en dire davantage. Ce qui est certain, c’est que les parents de Maëlle n’abandonneront pas. Laurence a constaté qu’en France, la pression était exercée sur les producteurs de tampons pour qu’ils indiquent clairement sur les produits les risques liés à leur utilisation. “C’est très bien, cela avance et j’espère que chez nous aussi, les choses vont bouger. Je suis en contact avec de nombreux interlocuteurs pour voir comment faire évoluer tout cela concrètement”. Laurence n’exclut pas de fonder une association en hommage à Maëlle : “L’objectif, c’est vraiment d’éviter d’autres drames similaires”, poursuit la maman qui a repris le travail : “Cela aide aussi à penser à autre chose. Et puis il faut bien, on n’a pas le choix”.