Si l'on regarde la gastronomie chinoise à travers le spectre occidental, d'aucuns s'étonnent de la très grande variété des denrées consommées. Les Chinois eux-mêmes se vantent de manger " tout ce qui a quatre patte sauf les tables, tout ce qui nage sauf les bateaux et tout ce qui vole sauf les avions".

Comprenez: des rats, des renards, des crocodiles, des louveteaux, des salamandres géantes, des serpents ou encore de la chauve-souris. Une telle gastronomie n'est pas sans risque pour la santé humaine. Et pour cause, le marché chinois est considéré comme l'épicentre du nouveau coronavirus qui a contaminé plus de 500 personnes et tué 17 patients. Ce même virus a aujourd'hui dépassé les frontières et s'est propagé aux Etats-Unis, en Corée du Sud, en Thaïlande, à Taïwan, au Japon.

La chauve-souris?

Selon une étude publiée par le journal Science China Life Sciences, c'est précisément la chauve-souris qui est pointée du doigt à ce jour. Le mammifère serait "le réservoir" du virus, ou plus concrètement le lieu où celui-ci a pu prendre naissance. C'est une piste étudiée, mais pas encore confirmée. Mais alors, la chauve-souris aurait-elle directement transmis le virus aux humains? Non, contrairement à des vidéos qui incriminent la soupe à la chauve-souris, consommée en Chine, sur les réseaux sociaux. On y voit des chauve-souris mortes trempées dans un bouillon destiné à la consommation.


C'est par le biais d'un intermédiaire que le virus aurait été transmis à l'homme. Un article du Journal of Medical Virology affirme que le serpent aurait pu remplir ce rôle.

En décembre, c'est dans un marché de fruits de mer et de poisson à Wuhan que le virus a été repéré pour la première fois. La ville a été mise en quarantaine ce 23 janvier, ainsi que celle de Huanggang, située à 70 km à l'est de la première.

Le virus, de la famille du Sras (Syndrome respiratoire aigu sévère), qui s'était propagé en épidémie en Chine en 2002-2003, se transmet par les voies respiratoires. A l'époque, c'est la civette qui avait été pointée à l'origine de cette épidémie.

© AFP
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