Le report des consultations, des examens et des interventions non urgents à la suite de la prolongation des mesures prises par le Conseil national de sécurité pour limiter la propagation du Covid-19 devient problématique, avertit mercredi l'Association belge des syndicats médicaux (ABSyM) par communiqué. 

Dans une lettre adressée à la Ministre de la Santé publique Maggie De Block et à Sciensano, l'ABSyM demande de réviser la notion d'urgence et de non urgence afin d'éviter au maximum les dommages collatéraux. "Les patients atteints de maladies chroniques se sentent actuellement abandonnés par leur médecin généraliste et spécialiste. Les médecins, quant à eux, sont face à un dilemme déontologique et moral lorsqu'ils doivent refuser ces consultations à leurs patients", peut-on lire dans la lettre.

L'ABSyM demande donc au plus vite une définition de la notion d'urgence et de non-urgence dans les avis émis par Sciensano, l'institut scientifique de santé publique. Il doit y avoir un assouplissement de ces mesures afin de pouvoir continuer à assurer la continuité des soins à la population. Si tel n'est pas le cas, morbidité et mortalité secondaires dues aux mesures très strictes pour le Covid-19 semblent inévitables, pointe l'ABSyM.

Depuis le 14 mars 2020, les mesures prônées par les autorités prévoient de reporter les consultations, examens et interventions non urgents afin d'allouer le maximum de ressources à la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus.