La présence d'anticorps ne va pas toujours de pair avec des symptômes ou un diagnostic au Covid-19, révèle mardi dans un communiqué l'UZ Brussel sur la base des premiers résultats de son étude. 

L'hôpital universitaire dirige une étude en trois phases relative aux anticorps chez ses collaborateurs. Lors de la première phase, qui se déroulait du 18 mai au 12 juin, 2.661 membres du personnel, sur les quelque 3.800, ont répondu à un questionnaire et ont fait tester leur sang afin de savoir s'ils avaient développé des anticorps. Les collaborateurs (médicaux, paramédicaux et non-médicaux) de l'UZ Brussel se sont soumis à des tests sanguins afin de déterminer dans quelle mesure ils avaient développé des anticorps contre le SARS-CoV-2. Ceux qui sont en contact avec des patients Covid-19 ont plus de chance d'avoir des anticorps pour faire face au coronavirus que les membres du personnel qui ne sont pas exposés à des cas de Covid-19, indique l'hôpital universitaire.

Mais ce n'est pas systématique, toutes les personnes qui ont été exposées n'ont pas forcément d'anticorps, révèle l'étude. De surcroît, les collaborateurs testés positifs au coronavirus en février n'ont pas inévitablement développé d'anticorps non plus.

À l'inverse, sur les participants qui présentaient des anticorps, il est ressorti que 11% n'avaient ressenti aucun symptôme, qu'il s'agisse de fièvre, de douleurs à la poitrine, de perte de goût ou d'odorat. Ils sont 64,5% à avoir rapporté une combinaison de fièvre et de perte d'odorat et/ou de goût et à s'être révélés positifs aux anticorps contre le Covid-19.

Au total, 2.661 membres du personnel ont pris part à l'étude, dont 75% de femmes et 25% d'hommes. 21% des participants sont âgés de moins de 30 ans. 48% ont entre 30 et 50 ans et 32% ont plus de 50 ans. Tous les profils hospitaliers, à la fois médicaux, paramédicaux que non-médicaux, sont représentés. Ils ont été repartis en trois groupes à risques différents en fonction de l'exposition aux patients et du lieu de travail (zone Covid ou non).

L'étude se déroule en trois phases: la première phase a eu lieu entre le 18 mai et le 12 juin. La deuxième phase, durant laquelle les mêmes participants seront à nouveau soumis à une prise de sang, s'étalera du 13 juillet au 7 août. Cinq mois après commencera la troisième et dernière phase. Les différentes phases de l'étude permettront également de vérifier dans quelle mesure les anticorps restent présents dans le sang, explique l'UZ Brussel.