Le centre national de crise et le SPF santé publique se sont réunis une nouvelle fois pour dévoiler les dernières données concernant l'épidémie de coronavirus en Belgique. On dénombre, ce mercredi 1er avril, 4.995 personnes hospitalisées, dont 1.088 en soins intensifs. Depuis le début de cette crise sanitaire, 828 Belges ont perdu la vie des suites de complications liées au covid-19. Emmanuel André, Benoît Ramacker, Steven Van Gucht et Yves Stevens sont revenus sur les tendances et points importants à dégager de ces chiffres.

Nous sommes sur la bonne voie

On ne peut plus parler d'effet week-end à ce jour. La tendance positive observée depuis ce lundi 30 mars n'était donc pas le résultat d'un tel effet. "Les chiffres de ce mercredi consolident l'évolution indiquant que la force de l'épidémie diminue peu à peu. Nous ne pouvons pas prédire aujourd'hui quand aura lieu le pic épidémique mais nous voyons que les mesures que nous prenons fonctionnent. La tendance va dans le bon sens", a décrété Emmanuel André, optimiste. Mais, toujours selon le porte-parole interfédéral de la lutte contre le covid-19, les chiffres des hospitalisations restent élevés et vont encore l'être. Raison pour laquelle il ne faut absolument pas relâcher nos efforts.



Le ralentissement de l'épidémie s'observe dans le nombre d'hospitalisations mais également dans l'augmentation du nombre de jours nécessaires au doublement des statistiques de cas recensés, décès, hospitalisations et admissions en soins intensifs. C'est ce que montre Marius Gilbert dans un tweet, ce mercredi 1er avril. Alors qu'à la mi-mars il fallait trois jours pour que soit multiplié par deux le total de contaminations, il faut désormais cinq jours. 

Occupation des lits des soins intensifs

54 % des lits des soins intensifs belges sont désormais occupés. 1032 lits sont encore disponibles.

Quid des personnes qui sont suivies pour d'autres maladies

Certaines personnes hésitent à se rendre chez leur médecin ou à l'hôpital. "C'est quelque chose qu'il ne faut pas faire, a regretté Emmanuel André. Vous devez bénéficier de soins, n'hésitez pas à téléphoner à votre médecin pour prendre rendez-vous".

Après deux semaines sans symptômes, certains pensent que le risque est écarté

Aujourd'hui, il est important de maintenir tous les efforts. Un grand nombre de personnes ont contracté le virus mais n'en ont pas développé les symptômes, il est primordial qu'elles ne soient pas en contact avec d'autres. "Avec les mesures adoptées, on a divisé la société en pleins de petits groupes entre lesquels on a limité les ponts pour éviter que le virus ne se transmette d'un groupe à un autre, a détaillé Emmanuel André. SI nous recréons ces ponts, le virus va se transmettre à nouveau de façon importante et invisible dans notre communauté. Ce n'est pas le moment aujourd'hui de reprendre des activités sociales, il faut maintenir les efforts".

Quid des 10.000 tests quotidiens

4.255 tests ont été réalisés ce mardi 31 mars. Pourtant, il était annoncé que seraient réalisés 10.000 tests chaque jour. "Nous nous rendons bien compte que le nombre de tests que nous réalisons par jour est un élément important de la réponse à cette épidémie, a répété Emmanuel André. Un effort important a été fait pour tester davantage. Le nombre de tests réalisés va augmenter, il ne faut pas être impatient, c'est en route".

© Sciensano

Le plan de répartition entre les différents hôpitaux du pays

Le plan de répartition entre hôpitaux a déjà été activé. Premièrement, cela se fait localement, entre les hôpitaux d'une même région, et, deuxièmement, cela se fait entre les différentes régions. C'est ce qui s'est passé dans certaines régions.