"Il est minuit moins une. J'attendais des mesures plus fermes", s'est étonné Pierre Van Damme, épidémiologiste à l'Université d'Anvers, sur le plateau de VTM Nieuws, à l'issue de la conférence de presse donnée par la Première ministre. "Sophie Wilmès a opté pour la méthode douce, mais nous avons peu de temps, et nous allons encore devoir courir un marathon pendant un an et demi."

Pierre Van Damme est sceptique par rapport à la "méthode douce" du gouvernement. "On dit que nous avons gagné une première bataille grâce à notre approche pour gérer la première vague. Mais la guerre n'est pas encore terminée", a-t-il poursuivi. "Je crains que nous nous retrouvions dans une gestion en yoyo, où on devra alterner les assouplissements et les durcissements. Ce n'est pas bon. Nous devons trouver un équilibre."

Van Ranst: "Le retour à une bulle de 10 aurait été un signal fort"

Pour Marc Van Ranst aussi, les mesures ne sont pas suffisantes. "La règle de la bulle de 15 personnes est respectée par beaucoup, mais malheureusement pas par tout le monde", a indiqué Marc Van Ranst sur la VRT. "Malgré les recommandations du Celeval (ndlr: Cellule d'Evaluation), on a choisi de garder la bulle de 15 personnes et de ne pas la ramener à 10, alors que cela aurait constitué un signal fort".

Pour le virologue de la KUL, même si le virus se répand surtout au sein de certains cercles sociaux, "ce n'est qu'une question d'une à deux semaines avant que le virus ne se propage à l'ensemble de la société. C'est la réalité."