C'est en tout cas ce que pourraient laisser croire les résultats du premier baromètre bien-être de la pharmacie en ligne Viata. Voici ce qui ressort des résultats de ce sondage réalisé par le bureau d'études de marché iVOX auprès de 1 000 Belges ?

Vacances. Deux Belges sur 3 (70%) indiquent que la crise du coronavirus a eu un gros impact sur leur été et sur leurs projets de vacances. Un sur cinq déclare n'avoir pas pris de vacances du tout. Seul un Belge sur cinq est parti en vacances à l'étranger et près de 6 % ont dû observer une quarantaine au retour.

"Le sentiment de vacances était bien loin d'être présent pour la plupart : plus de la moitié des Belges n'a tout simplement pas éprouvé de sentiment de détente ni de plaisir cet été, explique Annelies Vanderlinden, pharmacienne chez Viata. Pour beaucoup, les vraies vacances, c'est lorsqu'ils partent loin de chez eux. Cela s'explique : pour pouvoir se détendre vraiment, un changement littéral d'environnement et d'air est essentiel. C'est seulement ainsi qu'on oublie ce qui se passe à la maison, au travail, les soucis quotidiens... Et c'est justement cela qui nous donne plus d'énergie, du repos et un meilleur sommeil. Le fait que 70 % des gens ne l'aient pas fait cet été laissera des traces à la fois physiques et mentales, surtout à l'automne".

Détente. La moitié des sondés estime avoir beaucoup moins pu se détendre que lors d'un été normal, avec des conséquences qui se ressentent physiquement et mentalement. "Ce manque de repos estival a effectivement un impact énorme au niveau physique et mental, d'après les résultats du sondage. Près de 4 Belges sur 10 (39,7 %) indiquent ne pas se sentir bien dans leur peau".

Stress. On pouvait s'en douter et les résultats du sondage le confirment : ces derniers temps, environ la moitié des Belges se fait beaucoup de souci (50 %), est encore plus stressée (47 %) ou ressent un manque de dynamisme (44 %). Cet été, 8 personnes sur 10 ont également souffert de petits maux physiques. Un tiers était même encore plus fatigué que durant les autres étés, un quart se plaignait d'insomnie et d'apathie accrues et un sixième d'encore plus de maux de tête.

"Les maux de tête sont certainement la conséquence d'inquiétude, d'insomnie et de stress, commente encore la pharmacienne. En effet, cela entraîne des céphalées de tension. Ce type de maux de tête se manifeste par des douleurs légères à moyennes, gênantes ou oppressantes, qui peuvent s'accompagner d'une tension musculaire accrue dans le cou et les épaules. En plus de cela, vous pouvez être hypersensible à la lumière ou aux sons. Le mal de tête empire alors progressivement jusqu'au soir. Si vous en souffrez, il s'agit d'un signal clair envoyé par votre organisme pour vous signifier qu'il a besoin de repos. Cinq minutes d'exercices de respiration par jour ou une promenade d'une petite demi-heure peuvent déjà faire des miracles".

Poids. On a déjà évoqué le problème et, une fois encore, il se confirme avec les résultats de cette enquête. Près de la moitié des personnes sondées (45 %) dit également avoir pris du poids ces derniers mois, plus que durant les autres étés pour un quart. Et ce, principalement à cause d'un manque d'activité physique (62 %), car nous mangeons relativement sainement (72 %).

Sexualité. Autre conséquence de cette pandémie qui, paradoxalement devrait engendrer un surcroît de naissances dans les mois à venir, un quart des répondants à cette enquête ont déclaré avoir eu une vie sexuelle "beaucoup moins palpitante" cet été. Près de 7 % des hommes disent avoir aussi souffert davantage de problèmes d'érection. "Malgré tout cela, nos relations tiennent bon : près de 70 % des gens vivent encore heureux avec leur partenaire", selon le baromètre Viata.

Contacts. Si la première vague de l'épidémie a laissé des traces, c'est surtout la deuxième vague des dernières semaines qui semble avoir fait le plus de dégâts : "par rapport à la première, elle a encore intensifié chez une grande partie des Belges le besoin de contact physique (17 %), le manque d'énergie (16 %) et les problèmes de sommeil (15 %) et de stress (14 %)", peut-on lire dans cette enquête.

Publics. Ce sont davantage les femmes et les jeunes (de moins de 34 ans) qui ont plus souffert cet été que les hommes et les personnes âgées. Les femmes déclarent bien plus souvent qu'elles sont stressées (hommes : 45 %, femmes : 58 %), qu'elles sont fatiguées (hommes : 37 %, femmes : 46 %) et qu'elles souffrent de maux de tête (hommes : 23 %, femmes : 35 %). Les jeunes également souffrent bien plus souvent de stress (moins de 34 ans : 58 %, 35-54 ans : 58 %, plus de 55 ans : 39 %), de fatigue (moins de 34 ans : 53 %, 35-54 ans : 45 %, plus de 55 ans : 29 %) et de maux de tête (moins de 34 ans : 42 %, 35-54 ans : 34 %, plus de 55 ans : 13 %).

Perspectives. Tenant compte de ces résultats, on devrait s'attendre à une recrudescence de "petits maux" dans les mois prochains, estime-t-on chez Viata. Malgré les précautions que nous prenons, nous nous attendons à souffrir encore plus de fatigue (32 %), de maux de tête (23 %) et d'insomnie (22 %), d'après l'enquête.
La période qui arrive va également être difficile sur le plan mental. 54 % subissent déjà un manque de perspective d'avenir et 40 % déclarent ne pas pouvoir supporter la peur et l'incertitude actuelles plus longtemps. Ce sont surtout la peur d'une contamination (51 %) et celle de n'éventuellement pas pouvoir recevoir les soins nécessaires (31 %) qui prédominent. Sans compter que nous espérons aussi ardemment que l'on ne nous imposera pas de nouveau confinement : nombreux sont ceux qui craignent de ne pas pouvoir le supporter tant physiquement (32 %) que mentalement (40 %).

"Les gens n'ont clairement pas pu recharger leurs batteries durant l'été, comme ils ont souvent l'habitude de le faire. Au contraire. Et cela complique les choses, avec la perspective d'un automne difficile, poursuit Annelies Vanderlinden. Les gens se plaignent déjà davantage de petits maux que d'habitude, ce qui n'est pas bon signe pour l'automne qui arrive, période où nous sommes traditionnellement un peu plus sensibles à toutes sortes de maux et plus souvent malades. Niveau santé, nous allons sans doute connaître un automne souffreteux. Il est donc encourageant de voir que beaucoup de gens essayent de mieux dormir, de mieux manger et de renforcer leur résistance, car cela peut faire une grande différence."

Espoirs. Car en effet, les bonnes résolutions laissent place à l'espoir. De l'enquête il ressort que nous essayons tout de même d'améliorer notre santé (67 %) et d'éviter de tomber malade cet automne en bougeant plus (32 %), en mangeant plus sainement (27 %) et en dormant davantage (25 %).
De plus, un tiers des répondants indique prendre des vitamines pour renforcer leur résistance. 4 Belges sur 10 ont également fait un gros stock de masques de protection et de produits hygiéniques. "On le constate aussi clairement dans notre pharmacie en ligne, explique encore Annelies Vanderlinden . Ces sujets figurent en tête des questions fréquemment posées à nos pharmaciens et à nos assistants. Au cours des six derniers mois, nous avons aussi constaté une forte augmentation de la demande de compléments alimentaires et de remèdes pour lutter contre le stress et l'insomnie".

À propos de Viata

Viata, une initiative des deux entrepreneurs limbourgeois Benoit Van Huffel et Gianni De Gaspari, a été fondée en avril 2014. Grâce à leur approche orientée client,Viata s'est déployée au niveau international. Elle est  active dans cinq pays avec un chiffre d'affaires de plus de 10 millions d'euros. La pharmacie est surtout réputée pour son modèle de conseil, dans lequel les pharmaciens et les assistants sont disponibles en ligne pour répondre aux questions et dispenser des conseils. Afin d'avoir un aperçu encore plus clair de l'état de santé général des Belges, Viata a également lancé, depuis l'été 2020, un baromètre du bien-être qui sera renouvelé tous les trimestres.