Tous les hôpitaux universitaires et généraux de Belgique doivent être en mesure de passer en phase 1B du plan d'urgence hospitalier au plus tard le lundi 26 octobre, ce qui signifie que 50% des lits de soins intensifs et quatre fois ce nombre de lits en hospitalisation conventionnelle sont dédiés à la prise en charge de patients Covid-19, a annoncé vendredi le SPF Santé publique.

Cette décision a été prise après concertation avec le secteur hospitalier, a précisé une porte-parole du SPF, Wendy Lee.

La phase 1B implique également qu'une certaine proportion des lits classiques soit également dédiée à ces patients atteints du coronavirus.

"La décision de passer à la phase 1B est basée sur des chiffres, qui ne vont pas dans la bonne direction. Le plan de répartition (qui vise à optimiser la prise en charge et le traitement des patients atteints du Covid-19) doit faire en sorte que les hôpitaux et le personnel soignant ne soient pas débordés et que la qualité des soins, ne soit pas mise en péril, même pour les patients non-Covid", a ajouté Mme Lee.

Les établissements hospitaliers de plusieurs régions sont déjà passés en phase 1B, à Bruxelles, à Namur et à Liège - où les hôpitaux de la province de Liège (CHU, CHR et Groupe santé CHC) se sont dits vendredi au bord de la saturation - mais aussi à Ypres (Flandre occidentale).

Le plan de répartition des patients a été élaboré après la première vague de la pandémie, en mars et avril derniers. Il repose sur un certain nombre de principes importants, notamment celui d'assurer le plus longtemps possible un fonctionnement normal des hôpitaux, afin de ne pas négliger les soins classiques pour les autres pathologies que le Covid-19. Le tout dans le respect des règles de sécurité.

A partir du 26 octobre, la moitié des lits des services de soins intensifs - soit un millier sur un total d'environ 2.000 - seront donc réservés à des patients Covid.