La qualité des 15 millions de masques buccaux commandés auprès de la société luxembourgeoise Avrox répond aux exigences sanitaires européennes, a réagi lundi la Défense, après les mises en doute répétées de trois fédérations sectorielles, dont celle de la mode Creamoda. 

En outre, ces masques ne contiennent pas de nanoparticules, comme avancé par les trois organisations, a souligné Avrox, qui menace d'attaquer Creamoda en justice pour calomnies. Le SPF Santé publique a officiellement confirmé que le traitement utilisé sur les masques en tissu commandés par la Défense répond aux exigences du règlement européen en matière de biocides et que les masques buccaux peuvent être mis sur le marché, souligne la Défense.

La technique utilisée, le traitement antimicrobien SILVADUR 930 ou traitement au nitrate d'argent, est "bien documentée, parfaitement sûre pour la santé et très répandue", ajoute-t-elle. Elle précise également que cette technologie est déjà utilisée pour des masques buccaux disponibles en Belgique et à l'étranger, dans les supermarchés et les pharmacies, pour un usage professionnel comme personnel.

À Creamoda, Febelsafe et FBT, qui demandaient qu'un avertissement accompagne le mode d'emploi des masques, la Défense répond par ailleurs que ce n'est pas nécessaire puisque ces protections sont fournies en pharmacie, ce qui permet d'informer directement et personnellement l'usager.

Les trois fédérations affirmaient en outre que les masques d'Avrox contenaient des nanoparticules, si petites qu'elles sont capables de se loger à l'intérieur des cellules humaines. Mensonge, répond l'entreprise luxembourgeoise. "Dupont, le fabricant de la technologie Silvadur, a confirmé qu'il n'y a pas de nanoparticules", réagit Avrox. "Cette allégation sur de présumées nanoparticules est donc complètement fausse."

Quant au risque de rejet du biocide dans la nature par les masques usagés, "la direction générale de l'Environnement du SPF Santé Publique a explicitement confirmé qu'en ce qui concerne l'aspect santé humaine et toxicologie, la technologie utilisée ne représente pas de risque sanitaire", pointe Avrox.

"Creamoda lance une fois de plus des rumeurs invérifiées, qui érodent la confiance du citoyen belge dans les masques et pourraient donc nuire à la santé publique", s'insurge l'entreprise, qui envisage d'attaquer en justice Creamoda pour mensonge et calomnies.