Pour fournir ces données, le bureau britannique de statistiques a analysé, entre le 15 novembre 2020 et le 16 janvier 2021, les symptômes de 6000 personnes contaminées au coronavirus.

Il ressort tout d'abord que les personnes atteintes de la variante présentent plus fréquemment des symptômes (53% contre 48% pour la version "classique").

Ensuite, certains de ceux-ci sont également légèrement plus fréquents chez les contaminés par le mutant britannique: la toux (35% contre 28%), les maux de gorge (21,9% contre 19%), la fatigue (32% contre 29%), les douleurs musculaires (25% contre 22%) et la fièvre (21,7% contre 19,3%). En outre, les pertes de goût (16%) et d'odorat (15%), sont moins présentes que chez les cas de coronavirus "simples" (18%). Il ne semble pas y avoir de différences notables concernant les symptômes gastro-intestinaux, les maux de tête et les problèmes de respiration.

Pour Richard Tedder, virologue anglais, ces nouvelles données pourraient expliquer la plus grande contagiosité de la variante britannique: "Avec la toux et les éternuements, beaucoup plus de virus est secrété dans l'environnement", détaille-t-il dans le British Medical Journal.