Il n'y a pas (encore) d'impact visible des mesures de déconfinement, selon Yves Van Laethem. 

Les indicateurs relatifs à l’épidémie de coronavirus en Belgique restent au vert. Les tendances à la baisse se confirment au vu des derniers rapports épidémiologiques publiés par Sciensano. L’institut de santé publique a rapporté le décès de 25 Belges, ce samedi 23 mai, des suites d’une infection au covid-19. 34 personnes ont dû être hospitalisées. “Les chiffres sont bons, mais je ne me réjouis pas face au nombre de contaminations”, a déclaré Marc Van Ranst à nos confrères de Het Nieuwsblad. La Belgique a ainsi dénombré 299 nouvelles infections au coronavirus ce samedi (276 vendredi et 252 jeudi).

Pourquoi le nombre d’infections augmente ?

“Un chiffre qui reste élevé contrairement au nombre d’hospitalisations et de décès”, a regretté le virologue (KULeuven). Faut-il interpréter cette hausse de contaminations comme une conséquence de l’assouplissement progressif des mesures sanitaires? Le virologue de la KULeuven n’a pas écarté cette possibilité, soulignant que le déconfinement entraînait davantage de contacts entre les personnes et donc une plus grande propagation du virus.

Les autres données ont, quant à elles, évolué positivement. “Nous voyons que la courbe se stabilise toujours, c’est une bonne nouvelle: nous n’observons pas, ou pas encore, d’impact de l’assouplissement des mesures du 11 mai”, s’est réjoui le virologue dans les colonnes de Het Nieuwsblad. L’expert membre du GEES n’a toutefois pas exclu que le déconfinement - plus particulièrement la “règle des 4” - influence les chiffres des jours à venir.

Une seconde vague ne peut être écartée

Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral pour la lutte contre le covid-19, a également salué des tendances qu’il a qualifiées d’”encourageantes”. “Nous sommes contents de l'évolution, nous sommes contents de l'absence d'impact visible des mesures de déconfinement, a commenté l’infectiologue au micro de la RTBF. Cela veut dire que les Belges ont suffisamment bien observé ce qu'on leur disait pour qu'il n'y ait pas de rebond.” M. Van Laethem a toutefois appelé à la prudence: le virus n’a pas encore été éliminé. “La deuxième vague peut toujours se produire”, a-t-il mis en garde.