La décision est tombée il y a quelques semaines : les camps et stages sont autorisés cet été ! Votre grand adolescent est animateur ou moniteur : quelles sont les mesures sanitaires qu’il devra (faire) suivre ? Qu’est-ce qui change par rapport à une situation « normale » ? Mais aussi, quelle influence ce « job » a-t-il sur les allocations familiales ? Précisions dans cet article.

Eloïse trépigne. Son camp débute dans quelques jours : la première vraie activité en groupe depuis la mi-mars ! Animatrice « baladins » (enfants de 6 à 8 ans), la jeune fille de 18 ans s’est vu confier la responsabilité du registre des présences, des fiches médicales et du traçage !

Le Vade-mecum d’organisation des camps d’été 2020 est devenu son livre de chevet. Intitulé «ça va buller ! », ce document de 36 pages rédigé par la Fédération des Scouts énumère les recommandations à suivre pour « Scouter et camper au temps du covid-19 ».

« C’est la ‘bible’ de nos 10.000 animateurs pour les 1.600 camps prévus cet été », confie Adrien Mogenet, porte-parole des Scouts. « Toute la logique du protocole est basée sur la bulle de maximum 50 jeunes. On limite les contacts avec l’extérieur : pas de visites de parents, pas de barbecue de fin de camp, pas de hike de patrouille, essayer que ce soient toujours les mêmes personnes qui fassent les courses, etc. D’une manière générale, l’hygiène, notamment des mains, devra être extrêmement rigoureuse. »

Du côté de l’Adeps, la reprise des activités, notamment les stages d’été, a également été accueillie avec soulagement. « Nous avons dû revoir à la baisse notre offre de stages afin de pouvoir accueillir les stagiaires dans les meilleures conditions, précise Monique Van Osten, coordinatrice des centres sportifs. « Nos 700 moniteurs, dont beaucoup d’étudiants ont été contactés individuellement avant les stages, pour leur transmettre les consignes spécifiques, notamment les règles d’hygiène, l’organisation globale, la gestion de la distanciation, etc. Tout cela est rappelé le premier jour du stage lors d’un briefing qui rappelle à tous l’ensemble des consignes. »

Le protocole des stages Adeps se base sur quelques règles d’or : « bulle » de maximum 50 sportifs, moniteurs compris, conservée pendant toute la durée du stage, maintien des règles d’hygiène élémentaires (lavage de main, ne pas faire la bise, ne pas serrer les mains...), priorité donnée aux activités en plein air, port du masque avant et après l’activité pour toutes les personnes de plus de 12 ans si la distanciation ne peut être respectée…

Matériel spécial covid-19 à prévoir par l’animateur

  • Savon pour les mains
  • Crème hydratante pour les mains
  • Boîte de mouchoirs à usage unique
  • Essuies
  • Produit pour lessiver essuies et masques
  • Serviettes en papier à usage unique
  • Deux masques en tissu pour les plus de 12 ans
  • Réserve de masques buccaux pour un oubli ou pour l’infirmerie
  • Gel ou solution hydroalcoolique

Extrait de : « Vade-mecum d’organisation des camps d’été 2020 » - lesscouts.be

© Camille

Animateur ou moniteur en camp de vacances est donc un engagement qui permet aux grands adolescents de découvrir certaines valeurs comme celle de la vie en équipe, la transmission, la responsabilité…

Cette année, cette responsabilité peut paraître pesante ou trop importante pour certains. « Si tu ne te sens pas les épaules de porter tout cela… sache que tu restes libre de ne pas organiser ton camp », précise bien Christelle Alexandre, présidente fédérale des Scouts. Tout en précisant que « cette tempête que nous traversons ensemble, dans le même bateau, nous rendra plus forts et surtout… nous fera nombre de souvenirs à raconter dans les années à venir. »

Une chose, toutefois, à ne pas perdre de vue, est l’influence de cet engagement sur les allocations familiales. Certaines prestations d’animateurs se font à titre bénévole (scoutisme), là où d’autres s’appuient sur un contrat de travail traditionnel (moniteur sportif et certaines activités de plaine de vacances).

« En dessous de 18 ans, aucun souci : votre enfant bénéficie du droit inconditionnel aux allocations familiales jusqu’au 31 août de l’année civile de son 18e anniversaire », détaille Sabine Squoquart, chargée de communication chez Camille, la Caisse d’allocations familiales d’UCM.

Si votre enfant est né avant 2001, il peut travailler sans limites durant les vacances d’été s'il reprend les cours à la rentrée. Mais s’il ne poursuit pas de formation et que ce sont ses dernières vacances d'été, votre enfant peut travailler maximum 240 heures entre le 1er juillet et le 30 septembre. En temps normal, les heures prestées sous contrat étudiant sont comptabilisées. En raison de la crise du coronavirus, Camille s'adapte pour ne pas pénaliser les étudiants dans cette situation. Les prestations exercées dans le cadre d’un contrat d’étudiant ne seront pas prises en compte. Par contre, les heures prestées dans le cadre d’un contrat de travail normal doivent être comptabilisées.

Si votre enfant est étudiant à temps partiel, il peut travailler sans limite sous contrat étudiant durant les vacances, mais s’il travaille sous contrat « classique », alors ses revenus mensuels ne peuvent pas dépasser 562,93 euros bruts. Cette exception légale est actuellement valable jusqu’au 30 septembre.

Si votre enfant est né en 2001 ou après, il peut avoir une activité professionnelle à concurrence de 240 heures par trimestre civil. Les revenus ne doivent pas être supérieurs à 562,93 euros pour continuer à bénéficier des allocations familiales. Le travail sous contrat d’étudiant n’entre pas en ligne de compte dans ce calcul.

Besoin d’en savoir plus ?

Il y a beaucoup de facteurs qui influencent le paiement des allocations familiales : l’âge, mais aussi le fait d’être né avant ou après 2001, d’être étudiant à temps plein ou non, la nature du job étudiant…

Pour en savoir plus, rendez-vous sur cette page