C'est connu, le coronavirus se transmet par les gouttelettes que nous créons en parlant. Ainsi, des chercheurs se sont demandé si certaines langues parlées étaient plus prédisposées à la production de postillons et pourraient donc avoir une incidence sur la propagation du virus. 

Pour ce faire, ils ont examiné les 150 pays les plus touchés par l’épidémie. Ils se sont ensuite focalisés sur les pays dont au moins le 3/4 de la population parle la même langue. Ils n'ont ensuite gardé que les pays où le taux de reproduction du virus était disponible. 83 pays ont donc été listés au total. Si les conclusions de l'étude publiées dans le Journal Irlandais des sciences médicales ne sont pas clairement probantes, il semblerait néanmoins que la consonne "p" a un effet de transmission spécifique. 

En effet, pour la prononcer, nous sommes obligés de bloquer une certaine quantité d'air dans la bouche, et plus particulièrement au niveau des lèvres, avant de le relâcher, stimulant ainsi la production de gouttelettes. C'est ce que nous appelons une consonne dite occlusive. Les langues où la consonne "p" est plus fréquente pourraient donc favoriser la propagation du virus. Des résultats surprenants qui vont dans le même sens que d'autres études menées sur le sujet.

La question qui demeure à présent est de savoir si la langue française est concernée par cette particularité.