Le nouveau coronavirus apparu en Chine en fin d'année n'a pas encore atteint notre région. Mais si cela se produit, l'Europe est prête à réagir, indique mercredi le professeur Herman Goossens de l'UAnvers, qui coordonne le comité Outbreak de la plateforme européenne de préparation aux épidémies émergentes, PREPARE, financée par la Commission européenne. L'Organisation mondiale de la Santé (OMS) a été informée le 31 décembre dernier d'un certain nombre de cas de pneumonie d'origine inconnue en Chine. Il s'agit du nouveau virus de la famille du coronavirus détecté initialement dans le ville de Wuhan. Ce dernier pourrait muter et se propager plus facilement, selon les responsables chinois. A ce jour, les autorités du pays confirment un nouveau bilan de 9 morts et 400 cas. Le nouveau virus qui se transmet par voie respiratoire a, entre temps, également touché la Thaïlande, le Japon et la Corée du Sud.

Les autorités redoutent que le virus puisse se propager à la faveur des longs congés du Nouvel an chinois qui débutent le 25 janvier et donnent lieu chaque année à des centaines de millions de voyages en car, en train ou en avion dans l'ensemble du pays.

Selon le professeur Goossens, des cas de ce nouveau coronavirus pourraient se déclarer en Europe après le nouvel an chinois, mais il ajoute cependant qu'aucune région n'est aussi bien préparée que le Vieux Continent. "L'Europe dispose des structures et des ressources nécessaires pour se préparer à faire face à une pandémie. Je n'ai jamais vu une réponse et une coopération aussi rapides que dans le cas de l'épidémie du coronavirus", souligne-t-il.

La plateforme européenne PREPARE joue un rôle central pour contrer le nouveau virus en Europe et est prête à réagir. A ce jour, les mesures de réaction sont proportionnelles au risque de contamination actuel, qui est relativement faible pour les citoyens européens.