La ministre de la Santé, Maggie De Block, a affirmé vendredi qu'elle demanderait au géant pharmaceutique suisse Novartis de s'expliquer sur sa décision d'offrir l'an prochain son médicament Zolgensma à 100 bébés tirés au sort.

"Je ne peux pas cautionner ce que fait Novartis. Ni en tant que ministre, ni en tant qu'être humain", a-t-elle affirmé dans un communiqué.

"Il s'agit ici de personnes. Organiser une 'loterie' avec la vie des gens est une erreur à tous les niveaux. Qu'ils ne comprennent pas cela chez Novartis, c'est incompréhensible pour moi. Légalement, le gouvernement ne peut rien faire, mais je vais demander à l'entreprise de s'expliquer", a ajouté Mme De Block (Open Vld).

La ministre a encore indiqué attendre "un plan concret pour pouvoir offrir des traitements suffisants pour toute l'Europe (en attendant l'autorisation de mise sur le marché par l'Agence européenne des médicaments, EMA).

Le Zolgensma est un médicament destiné aux enfants atteints d'atrophie musculaire spinale. Il coûte 1,9 million d'euro par injection. Il avait fait il y a quelques mois la une des médias du nord du pays: les parents d'une enfant atteinte de cette maladie, la petite Pia, avaient appelé la population à les aider à réunir les fonds nécessaires, ce qui a pu être fait via une campagne par SMS.

Dernièrement, Novartis a annoncé qu'il offrirait le médicament gratuitement l'an prochain à 100 bébés de moins de deux ans tirés au sort dans des pays ne remboursant par le Zolgensma, soit partout sauf aux Etats-Unis.