Philip Soubry, 54 ans, est le premier Belge contaminé par le coronavirus. L'homme originaire de Flandre occidentale a été placé en quarantaine à l'hôpital Saint-Pierre lundi soir, après avoir été informé de sa condition. Il dévoile les premiers détails de sa quarantaine à nos confrères du quotidien Het Laatste Nieuws.

Isolé du monde dans sa modeste chambre d'hôpital, Pierre Soubry dit "s'ennuyer". Après avoir été testé positif au nouveau coronavirus chinois, l'homme de 54 ans qui était déjà en quarantaine à l'hôpital militaire de Neder-over-Hembeek, a été transféré à l'hôpital Saint-Pierre à Bruxelles. "Tout à coup, ils sont venus me dire qu’ils avaient de mauvaises nouvelles pour moi. J’ai dû prendre une douche et ensuite on m’a donné un vêtement de protection, afin que je puisse être emmené en ambulance", raconte-t-il à HLN. Là où il se trouve, l'air est filtré et le personnel soignant est équipé d'un habit protecteur jetable, d'un masque professionnel et de lunettes. Des tests fréquents sont effectués.

Malgré tout, ce diagnostique ne semble pas l'intimider: "Je ne me sens pas malade", précise-t-il. Il a même été qualifié la veille de personne "calme et sereine" par la ministre de la Santé Maggie De Block. Sa seule source d'inquiétude, Philip la dirige vers sa femme, restée en Chine pour s'occuper des membres de leur famille. "J'espère rapidement retourner auprès de ma femme, en Chine. Il y a des chances qu'elle porte déjà le virus en elle", s'enquiert-il. Le patient peut malgré tout communiquer avec son épouse à l'aide d'un ordinateur installé dans sa petite chambre où il devrait rester quatorze jours. "Il est possible qu’il tombe malade, ou pas", précisait le virologue Steven Van Gucht à la Libre.

Comment a-t-il contracté le coronavirus? Philip n'en a aucune idée. "Je ne suis pas entré en contact avec des personnes présentant des symptômes en Chine. Et dans l’avion qui nous a ramenés, il semble que je sois la seule personne infectée par le virus", explique le Belge.

Engagé par la branche chinoise d'une entreprise flamande basée à Gullegem, Philip travaillait depuis plus de cinq ans à 120 km de Wuhan, ville foyer de l'épidémie du nouveau coronavirus.