Plus de la moitié (57%) des personnes qui présentent deux symptômes ou plus du Covid-19 déambulent encore dans la rue sans protection supplémentaire, ressort-il mercredi de la sixième édition de la Grande étude sur le coronavirus de l'Université d'Anvers (UAntwerpen).

Quelque 170.000 Belges ont complété l'enquête mardi. A contrario, 4% des malades ayant deux symptômes ou plus sortent dans la rue avec un masque buccal. Selon les résultats de l'étude, de plus en plus de personnes sont confrontées au Covid-19 dans leur environnement immédiat: près de la moitié des répondants connaissent ainsi quelqu'un qui a été gravement malade, 15% ont dans leur entourage une personne qui a été hospitalisée et 9% étaient proches d'un malade qui est finalement décédé. Des chiffres qui peuvent toutefois se chevaucher.

Pour la première fois, les chercheurs se sont également penchés sur l'impact de la crise sanitaire sur les revenus. Un tiers (32%) des interrogés ont indiqué que leur revenu total disponible avait diminué. Un quart (24%) des employés participants et 50% des ouvriers déclarent par exemple être au chômage technique, tandis que 40% des travailleurs indépendants et des professionnels libéraux disent ne pas pouvoir travailler actuellement.

Les résultats de cette étude sont utilisés, entre autres, pour réaliser des prévisions sur la propagation du virus et estimer l'impact de l'évolution de l'épidémie ainsi que des mesures prises sur les plans sanitaire, économique et psychosocial.

Ces dernières semaines, le nombre de répondants dépassait toutefois largement les 170.000. "Il existe certainement une forme de lassitude du coronavirus dans la société", explique le chercheur Koen Pepermans. "D'autre part, une enquête menée auprès de 170.000 participants, avec 15.000 personnes qui ont répondu à certaines questions, fournit encore beaucoup de données précieuses."