Le centre de crise va alléger sa communication : "on est parti sur un marathon, pas un sprint, ça ne sert à rien de faire le point tous les 10 mètres"

Dans une situation de crise et de pandémie, la communication est un élément crucial. La Belgique l'a bien compris, instaurant, chaque jour, à 11 heures, une conférence de presse quotidienne faisant le point sur l'avancée de la maladie et ses répercussions dans nos hôpitaux. Cette manière de communiquer, transparente et claire, a été louée jusqu'au Royaume-Uni, par le Financial Times. Elle est toutefois sur le point de changer.

Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral coronavirus depuis le pas de côté d'Emmanuel André (qui va, de son côté, gérer le dossier du tracing), a confirmé mardi à nos confrères de la RTBF que le rendez-vous quotidien de 11 heures allait être modifié. Et allégé.

Concrètement, alors qu'il y avait six conférences de presse organisées par semaine (du lundi au samedi inclus) , à compter de la semaine du 4 mai (première du déconfinement progressif), il n'y aura plus que trois conférences de presse organisées : le lundi, le mercredi et le vendredi. C'est Yves Van Laethem qui l'a lui-même fait savoir hier soir sur la RTBF. "Ça va changer de rythme. On est parti dans un marathon et pas un sprint, ça ne sert à rien de faire un topo toutes les dizaines de mètres. Il faut un certain temps pour avoir une idée globale des chiffres", a-t-il expliqué. Sciensano nous affirme bien travailler sur ce changement de rythme, bien qu'il n'ait pas encore été confirmé ni annoncé officiellement.

Il ne s'agit toutefois pas d'être moins transparents sur la propagation de la maladie : les chiffres seront toujours communiqués au jour le jour, et nous les relayerons bien entendu toujours au quotidien sur notre site.

Enfin, pour rappel, alors qu'il y avait un certain flou régnant sur la tenue (ou non) d'un nouveau Conseil National de Sécurité (ce vendredi 1er mai) : il est désormais acté que l'instance ne se réunira pas cette semaine.