La première phase de vaccination contre le Covid-19 a commencé ce mardi en Belgique. Ailleurs dans le monde, les campagnes étaient déjà en cours. Avec une cadence parfois bien plus rapide. En Israël par exemple, en deux semaines, près d’un million de citoyens ont reçu la première injection (sur une population de neuf millions d’habitants). Idem au Royaume-Uni. Depuis début décembre, un million d’Anglais ont déjà reçu la première injection. Ce lundi, le Royaume-Uni commençait même à injecter le vaccin d’AstraZeneca et Oxford, qui ne sera pas disponible en Europe avant le mois de février. 

>>Nombre de doses, anticorps, obligation, effets secondaires... : la campagne de vaccination en dix questions

Une stratégie de la prudence

Chez nous, à la veille du début de la grande campagne de vaccination, seules 700 personnes avaient pu bénéficier d’un vaccin. Comment expliquer ce qui semble être un retard de la Belgique ? D’une part, on peut y voir les conséquences du temps pris pour la validation des vaccins à l’échelon européen, comme cela apparaît en comparant avec le Royaume-Uni. " Quand cela se joue dans un mouchoir de poche, à quelques semaines près, parler de retard n’a pas beaucoup de sens ", justifiait même le "Monsieur Covid" wallon Yvon Englert, soulignant, derrière la rapidité britannique, une volonté politique dans un contexte de Brexit.

D’autre part, on peut y voir une stratégie belge de la prudence, ainsi que le choix de commencer par les maisons de repos, alors que d’autres pays commencent par le personnel hospitalier, ce qui rend la logistique plus rapide à mettre en œuvre.