"Nous sommes encouragés par ces nouvelles données, qui renforcent notre confiance dans l'idée que notre stratégie de (doses de) rappel devrait conférer une protection contre ces nouveaux variants", a déclaré dans un communiqué Stéphane Bancel, le patron de Moderna.

Quarante personnes déjà vaccinées, c'est-à-dire qui avaient reçu les deux doses du vaccin initial de Moderna entre six et huit mois avant ces essais, y ont participé.

Certaines ont reçu une troisième injection d'une nouvelle formule (appelée mRNA-1273.351) développée contre le variant sud-africain, et d'autres une troisième dose du vaccin initial.

Ces deux options "ont augmenté les titres (niveaux, ndlr) d'anticorps neutralisants contre le SARS-CoV-2 et deux variants préoccupants", à savoir les variants sud-africain et brésilien, a déclaré Moderna.

Les taux d'anticorps ont été mesurés chez les participants deux semaines après la troisième injection. Ils "ont augmenté à des niveaux similaires ou plus élevés" que ceux relevés après la première série de deux injections, souligne l'entreprise.

La formule du vaccin développée spécifiquement contre le variant sud-africain s'est révélée plus efficace contre celui-ci que le vaccin initial, a ajouté Moderna.

Une autre option, une dose contenant à la fois le vaccin initial et la nouvelle formule, est également à l'étude mais aucun résultat n'a encore été révélé la concernant.

Le vaccin de Moderna utilise une nouvelle technologie, dite de l'ARN messager (mRNA).

Cette technique "permet la fabrication rapide de candidats-vaccins qui incluent des mutations clés du virus, permettant potentiellement un développement plus rapide de futurs vaccins alternatifs" contre de nouveaux variants potentiels, a indiqué Stéphane Bancel.

"Nous continuerons à faire autant de mises à jour que nécessaire de notre vaccin contre le Covid-19 afin de placer la pandémie sous contrôle", a-t-il ajouté.