Une étude menée par Test Achats fait le point sur le ressenti des Belges depuis le début de la crise.

La crise du coronavirus touche tout le monde en Belgique. Chacun s’inquiète de l’évolution de la situation alors qu’un premier décès a été déclaré en Belgique ce mercredi. Du 5 au 9 mars, Test Achats a interrogé 1000 Belges pour connaître leur position face à cette crise. Commençons par une bonne nouvelle, 90 % des sondés déclarent suivre strictement ou partiellement les recommandations des autorités, soit se laver les mains régulièrement, se couvrir la bouche et le nez en toussant ou en éternuant, éviter les contacts étroits avec des personnes présentant des symptômes de maladies respiratoires, etc.

Des mesures bien suivies qui s’expliquent surtout par une chose : les Belges ont peur d’être contaminés. Les chiffres varient selon les régions puisque 52 % des Bruxellois avouent cette crainte, contre 42 % des Flamands et 40 % des Wallons. Et qui dit crainte et suivi des recommandations dit aussi que la vie quotidienne des Belges s’adapte à la situation. Ils sont 45 % à avoir déjà adapté plusieurs aspects de leur quotidien. Par exemple, 28 % des répondants évitent les endroits bondés (35 % à Bruxelles) et 23 % évitent de voyager.

Autre élément, le portefeuille des Belges semble lui aussi impacté par le coronavirus. On l’a vu, les grandes surfaces sont prises d’assaut par certains clients qui font des provisions de pâtes ou de riz, sans oublier les gants, masques ou encore savons et gel hydroalcooliques. 41 % de la population semble avoir déjà réalisé ce type d’achats, pour une somme moyenne de 25 euros.

Il y a ceux aussi qui perdent de l’argent depuis plusieurs semaines. Test Achats indique que 61 % des personnes interrogées déclarent que le coronavirus a eu une forme d’impact sur leur situation financière. On parle notamment de perte de revenus professionnels ou de non-remboursements après une annulation de voyage, d’événement ou d’une réservation quelconque.

Enfin, l’enquête a aussi demandé l’avis des Belges sur les informations qu’ils reçoivent au sujet du virus. Pour les médias, 63 % des sondés indiquent que le traitement des informations est trop alarmiste. Le gouvernement s’en sort par contre mieux puisque 47 % des répondants jugent la communication des autorités adéquate. 32 % pensent même qu’elle est trop rassurante!

Et les chiffres sont aussi partagés en ce qui concerne la confiance accordée aux autorités dans la gestion et le contrôle de la crise. Seuls 36 % assurent avoir confiance, mais 35 % indiquent le contraire. Le reste ne se prononce pas.