Ce vendredi, l'Institut de santé publique Sciensano a mis à jour les données relatives à l'évolution du coronavirus en Belgique. Le nombre moyen d'infections est passé à 550,3 par jour entre le 28 juillet et le 3 août. Les experts ont fait le point en conférence de presse.

Frédérique Jacobs est revenue sur les derniers chiffres communiqués. "En l'espace d'une semaine le nombre d'infections a augmenté de 46%."

Dans la province d'Anvers, après une croissance extrêmement forte, la hausse est ramenée à 10%. "C'est probablement grâce aux mesures prises dans cette ville", a expliqué Frédérique Jacobs. "En revanche, dans la Région de Bruxelles Capitale, on constate un augmentation soutenue de 150% par semaine. On constate également une baisse des moyennes hebdomadaires en Flandre Occidentale et au Limbourg."

La porte-parole interfédérale indique que les admissions à l'hôpital sont, pour l'instant, stables. On dénombre 24 nouvelles admissions par jour, en moyenne. Il y a donc actuellement 278 personnes hospitalisées dont 65 en soins intensifs. Le nombre de décès reste lui aussi stable, 18 personnes sont décédées au Covid-19. C'est une moyenne de 2,6 par jour.


La porte-parole a rassuré en expliquant que "la situation actuelle n'est pas aussi dramatique que celle lors la première vague. On peut le constater grâce au nombre d'admissions à l’hôpital et la situation dans les maisons de repos. Il faut faire tout notre possible pour que cela continue."

"Le virus est tout aussi dangereux qu'en mars"

En revanche, un grand nombre de cas sont confirmés ces derniers jours. "Nous voyons une partie beaucoup plus importante de l'iceberg que celle que nous observions en mars. C'est le résultat des efforts déployés ces dernières semaines dont l'augmentation du testing et la recherche des contacts", soulignent les experts. "Cette augmentation est bien réelle et elle n'est pas seulement liée à l'augmentation du nombre de tests réalisés. On constate une augmentation des tests positifs sur l'ensemble des tests réalisés. Ce qui nous permet de conclure que le virus circule plus dans la population".

"Il est important de réaliser que le virus est tout aussi dangereux qu'en mars et pourrait provoquer les mêmes conséquences problématiques si nous le laissons circuler", ont souligné Steven Van Gucht et Frédérique Jacobs. Encore une fois, ils ont insisté sur le respect des règles de base (garder ses distances, limiter ses contacts rapprochés et porter un masque dans les endroits très fréquentés). Ces gestes sont "une première ligne de défense face au virus".


La deuxième ligne de défense est "la détection rapide et l'isolement des personnes infectées et de leurs contacts. Une stratégie importante qui ne remplace pas les règles de base. Pour cela, nous avons besoin de tests effectués rapidement, facilement et qui sont accessibles pour ceux qui en ont besoin", a estimé Frédérique Jacobs.

"La Belgique a développé une grande capacité de tests. Nous sommes actuellement entre 20.000 et 25.000 tests par jour mais notre capacité est de 30.000", a assuré Mme Jacobs.


Les experts s'attendent à un automne et un hiver très difficiles. De nombreux autres virus circuleront et provoqueront des symptômes grippaux. Le Covid-19 ne sera alors détectable qu'à l'aide de tests. Au plus fort de l'épidémie de grippe, les porte-paroles annoncent la réalisation de 50.000 à 70.000 tests par jour.