Composé d'une vingtaine de membres et conseillers, le Comité peut proposer de nouvelles recommandations ou en amender certaines, même s'il ne fait guère de doute que l'urgence internationale sera maintenue, alors que la pandémie a touché plus de 17 millions de personnes et fait plus de 660.000 morts. 

"Cette pandémie est une crise sanitaire comme on en voit qu'une par siècle, et ses effets seront ressentis pour les décennies à venir", a déclaré le directeur général de l'OMS, Tedros Adhanom Ghebreyesus à l'ouverture de la réunion. 

Lorsque l'OMS a décrété l'alerte mondiale le 30 janvier, il y avait moins de cent cas hors de Chine, et pas de morts en dehors de ce pays où est apparue la pandémie, a-il rappelé, en défendant le bilan de l'institution. L'OMS a été vivement critiquée pour avoir tardé à décréter cet état d'urgence, alors que le coronavirus avait été signalé pour la première fois fin décembre en Chine. Les Etats-Unis, qui ont accusé l'organisation d'être une "marionnette" aux mains de la Chine, voire d'avoir été "achetée" par Pékin, ont officiellement entamé en juillet leur retrait de l'institution. 

L'OMS a également été critiquée pour des recommandations jugées tardives ou contradictoires, notamment sur le port du masque, ou les modes de transmission du virus.