La maladie affecte les patients avec une grande variété de symptômes, avec des facteurs aggravants aussi divers que l'âge, le sexe ou les antécédents médicaux. Il faut y ajouter maintenant des facteurs génétiques, selon les chercheurs de l'Institut Max Planck pour l'Évolution Anthropologique.

Des recherches récentes menées par l'organisation "Covid-19 Host Genetics Initiative" révèlent qu'une variante génétique dans une certaine région du chromosome 3, l'un des 23 du génome humain, est associée à des formes plus sévères de la maladie.

Cette même région était déjà connue pour abriter du code génétique venant de Neandertal, ce qui a poussé les auteurs de l'étude, Svante Paabo et Hugo Zeberg, à chercher un lien avec le Covid-19.

Ce segment n'est pas distribué de façon homogène à travers le globe, selon l'étude. Il est présent chez 16% des Européens, et à peu près la moitié de la population d'Asie du sud, avec la proportion la plus élevée (63%) au Bangladesh.

Ce qui expliquerait pourquoi les personnes d'origine bangladaise vivant en Grande-Bretagne ont deux fois plus de risques de mourir du Covid-19 que la population en général, supposent les auteurs de l'étude.