Les mises en garde des différents épidémiologistes se succèdent. Sur la chaîne flamande VTM, Pierre Van Damme, professeur à l'Université d'Anvers s'est lui aussi inquiété des conséquences d'un relâchement du confinement.

"Il ne faut surtout pas relâcher nos efforts", rappelle-t-il, même si les chiffres semblent se stabiliser. "Un certain nombre de personnes n’adhèrent pas aux mesures, avec pour conséquence que, tôt ou tard, nous aurons un nombre croissant d’hospitalisations et d’hospitalisations en soins intensifs". Pour le professeur, c'est dans cette situation que l'histoire peut recommencer et qu'une situation de yo-yo pourrait se mettre en place, comme dans d'autres pays. Dans ce cas, les mesures devraient être prolongées. Et peut-être même durcies. L'épidémiologiste invoque la possibilité d'instaurer un couvre-feu, par exemple. 

"Beaucoup de gens font de leur mieux, mais tout le monde doit suivre. Faites-le non seulement pour vous, mais aussi pour vos parents, grands-parents, enfants et voisins. C’est la solidarité dont nous avons besoin aujourd’hui.” Pierre Van Damme insiste : personne n'est intouchable. "Si nous pouvons apprendre quelque chose de cette épidémie, c’est que tout le monde est sujet à une infection et même à une hospitalisation, quel que soit son âge”.

L'épidémiologiste a également expliqué que si 20% des Belges ne font pas ce qu’on leur demande et ne suivent pas les mesures, ce seront tous les belges qui en subiront les conséquences. Encore une fois, l'importance des mesures de distanciation sociale est donc soulignée.