"La Commission et les États membres ont des discussions pour voir quelle position prendre concernant les aspects contractuels et de livraison", a indiqué vendredi un porte-parole de l'exécutif européen.

Jusqu'à récemment, le laboratoire livrait les pays acheteurs sur la base de cinq doses de vaccin par flacon. Mais les centres de vaccination parvenaient à en tirer six doses, ce qui alimentait l'espoir de pouvoir vacciner davantage de personnes.

La firme a précisé mercredi avoir adapté ses livraisons aux nouvelles recommandations que l'Agence européenne des médicaments (EMA) a validées le 8 janvier dernier: en cas d'utilisation d'une seringue à faible volume mort, on considère qu'un flacon du vaccin ne contient plus 5 doses à administrer, mais bien 6.

Depuis ce lundi 18 janvier, les livraisons tiennent compte de ce principe, étant entendu que le contrat porte bien sur le nombre de doses et non sur la quantité absolue de liquide. En adaptant ses livraisons, Pfizer ne fait que se conformer à la nouvelle notice de l'EMA, selon la firme.

Mais certaines voix font observer que le producteur réalise, avec six doses exploitables par flacon, une économie dans ses coûts de production, qui pourrait ne pas être répercutée sur les acheteurs que sont les États membres.

Pfizer et BioNTech avaient annoncé la semaine dernière une baisse de cadence "pour trois à quatre semaines", suscitant le courroux des pays européens, déjà critiqués pour la lenteur de la vaccination. Les laboratoires ont annoncé depuis un plan pour revenir au calendrier initial de livraisons à l'Union européenne "à partir de la semaine du 25 janvier". Ils se sont engagés à livrer au premier trimestre toutes les doses prévues pour l'UE.

Pfizer-BioNTech ont récemment relevé leur objectif de production du vaccin, le faisant passer de 1,3 milliard à 2 milliards de doses pour l'ensemble de l'année 2021, grâce notamment à ce recalibrage en six doses et à l'expansion des sites de production, indique Pfizer.