Steven Van Gucht a qualifié d'"injuste" la critique de Marc Van Ranst à l'égard de Sciensano. 

Le virologue Marc Van Ranst (KULeuven) a vivement dénoncé, ce lundi 22 juin, la décision de Sciensano de ne plus publier de bilan épidémiologique les dimanches et lundis. Pointant du doigt ce passage en "mode vacances" dans un pays où le nombre d'infections reste important, l'expert membre du GEES (groupe chargé du déconfinement en Belgique) a demandé à ce que l'institut de santé publique revienne sur son choix. "Gérer, c'est mesurer, a-t-il fustigé. Désolé, mais il faut que cela s'améliore."


Des propos qu'a regrettés Steven Van Gucht, chef du département des maladies virales de Sciensano. "Je pense que ce serait mieux qu'il discute au préalable avec ses collègues, pour voir ce qui est en cours, avant de formuler une telle critique", a-t-il estimé auprès de nos confrères de Het Laatste Nieuws.

En effet, le porte-parole interfédéral a dévoilé ce lundi, quelques heures après la sortie tonitruante du virologue, le nouvel outil en ligne mis au point par l'institut de santé publique. Ce dernier permet aux citoyens de suivre l'évolution des nouvelles contaminations au coronavirus dans leur commune. De plus, les futurs rapports de Sciensano seront dorénavant axés sur les tendances et non plus sur les chiffres journaliers. Selon M. Van Gucht, il s'agit là d'une façon plus efficace de communiquer avec les Belges sur les données qu'il est, à ce jour, important de connaître. Raison supplémentaire pour laquelle le porte-parole interfédéral trouve infondée la critique du virologue de la KULeuven. "Ce n'est pas juste, ce n'est vraiment pas comme ça, a-t-il ajouté à Het Laatste Nieuws. La surveillance concernant la santé publique se poursuit de façon continue. La seule chose qui change c'est la façon dont nous faisons part de nos observations. Nous voulons arrêter de publier les rapports PDF qui sont assez statiques et opter davantage pour un outil interactif. Donc la population va pouvoir continuer à suivre cela. Cela ne signifie pas du tout que l'on se met dans un mode 'vacances'."

Arguant que tout est fait pour améliorer le système, M. Van Gucht ne veut en rien que la population pense qu'elle n'aura plus de suivi en continu. " Je pense que c'est très important que les gens restent informés de la situation", a conclu le chef du département des maladies virales de Sciensano, qualifiant d'"injuste" la critique de Marc Van Ranst.