Comme en Belgique, la situation épidémiologique s'est fortement améliorée en France. Si le pays a enregistré plus de 110.000 morts depuis le début de la pandémie, le taux d'incidence est au plus bas depuis 9 mois. Ce mercredi 9 juin, le pays entamera d'ailleurs la phase 2 de son grand plan de réouverture. Salles de sport, casinos, parcs d'attraction et thalassos vont notamment pouvoir rouvrir, tandis que le couvre-feu passera de 21 à 23h et que les restaurants pourront accueillir leurs clients à l'intérieur.

Ce vent d'optimisme fait dire à Jean-François Delfraissy, le président du Conseil scientifique sur le Covid-19, que l'été devrait "globalement bien se passer si on ne fait pas trop de bêtises", a-t-il estimé sur RTL France ce mardi.

Delfraissy redoute toutefois que l'épidémie ne reparte à la hausse dans l'Hexagone dès le mois de septembre, voire au mois d'octobre. Comme beaucoup d'experts, il craint la montée en puissance des variants, notamment le delta (indien), qui pourrait ralentir notre retour à la vie normale. "On peut l’appeler 4e vague, mais elle sera très différente des premières vagues, car on aura la vaccination", insiste-t-il. "Je crains que nous nous trouvions pendant l’été ou à la rentrée face à, nous aussi, un switch, avec la disparition du variant anglais pour aller vers le variant indien”.


Selon lui, la vaccination devrait toutefois permettre d'aborder cette hypothétique 4e vague dans de meilleures dispositions. Avant de, sans doute, renvoyer le coronavirus au rayon des virus saisonniers une fois l'immunité collective atteinte. "Est-ce qu’on va y arriver dès l’hiver 2022 ou est-ce qu’il va nous falloir deux ans, je ne sais pas", conclut-il.