Les médecins de l'UMC Utrecht, de l'UMC Groningen et d'Erasmus MC ont effectué leurs premières transplantations grâce à cette "boîte" qui permet de faire battre un cœur après la mort d'un donneur. Ce chariot, aussi appelé "petite unité de soins intensifs" lui assure en effet un apport en oxygène, en sang et en nutriments. "C'est bizarre de voir un cœur sur une machine, sans corps, et puis de le voir fonctionner à nouveau", s'étonne Niels van der Kaaij, chirurgien cardio-thoracique à l'UMC Utrecht, auprès de Het Laatste Nieuws.

Les spécialistes de ces trois centres de transplantations aux Pays-Bas qualifient cette avancée de "fantastique".  En effet, cette technologie, déjà utilisée dans d'autres pays dont la Belgique, laisse présager beaucoup de bénéfices pour les transplantations aux Pays-Bas car elle rend possible la transplantation d'un cœur dont le donneur est décédé.


Grâce à elle, les médecins espèrent ainsi lutter contre la pénurie de donneurs en augmentant considérablement le nombre de greffes. "Une personne sur sept sur la liste d'attente meurt parce qu'un cœur de donneur n'est pas disponible à temps", rappelle le spécialiste auprès de nos confrères. Puis d'ajouter, "avant cette technique, ces cœurs n'étaient pas adaptés à la transplantation. Maintenant ils le sont. Le nombre de transplantations cardiaques effectuées pourrait doubler".