Une étude menée par le Laboratoire hospitalier universitaire de Bruxelles (LHUB-ULB), en collaboration avec les Cliniques universitaires Saint-Luc, révèle l'importance des tests sérologiques dans la lutte contre la pandémie du nouveau coronavirus, indique mercredi le LHUB.

 Celui-ci appelle dès lors urgemment à ce que ces prélèvements, "nettement moins coûteux" que les tests PCR de dépistage virologiques, soient remboursés par la sécurité sociale. L'étude est une première du genre en Belgique. Les tests sérologiques du coronavirus, souvent présentés comme l'une des clés du déconfinement, se font par prise de sang, et cherchent à détecter la présence d'anticorps que l'organisme produit en réaction au coronavirus. Ils sont également destinés à étudier le niveau d'exposition au virus, l'immunité dans des groupes sélectionnés représentatifs de la population et suivre l'épidémie.

"Ces tests ne sont toutefois pas remboursés par la sécurité sociale pour le moment et leur place dans la stratégie de diagnostic et de réponse immunitaire de l'infection Covid-19 n'est pas officiellement établie en Belgique", regrette le LHUB, qui considère comme une "urgence médicale" leur remboursement par la sécurité sociale.

En tout, les experts ont examiné la performance de cinq kits disponibles en Belgique et bénéficiant du marquage CE (Conformité européenne). Les résultats, qui ont été obtenus chez 200 patients et volontaires sains, viennent prouver l'efficacité des tests sérologiques.

"Chez les patients positifs à la PCR, les anticorps de classe IgG sont détectables dans plus de 91% des cas, 14 jours après le début des symptômes, alors qu'on les trouve chez moins de 1% des sujets négatifs. La présence de ces anticorps est moins fréquente plus tôt dans la maladie (55 à 75% des cas entre 8 et 14 jours)", explique Carlota Montesinos, responsable du secteur de sérologie du LHUB-ULB. "Les anticorps de classe IgM sont plus précoces et ceux de classe IgA sont intermédiaires. Globalement, les tests rapides présentent des performances comparables aux tests automatisés", souligne-t-elle.