Il y a eu une fausse alerte au coronavirus, samedi.

Fausse alerte en Belgique. Samedi, en fin de matinée, on apprenait qu’une personne, admise à l’hôpital Saint-Pierre, à Bruxelles, était possiblement atteinte du coronavirus. Après analyse, il s’est avéré qu’elle souffrait d’une simple grippe saisonnière.

Ce cas a permis aux autorités de vérifier que la procédure d’urgence face à l’éventuelle arrivée du virus sur le territoire national était au point. Le SPF Santé publique avait envoyé vendredi un courrier aux médecins et aux hôpitaux pour détailler cette procédure. "Le courrier reprend le rappel de la maladie, les symptômes, on renvoie les médecins vers un site web avec toutes les informations nécessaires. Et on leur explique ce qu’ils doivent faire s’ils sont confrontés à un cas" , explique Vinciane Charlier, la porte-parole du SPF. Qui rassure : "On fait régulièrement ce genre de rappel en cas de nouveau virus ou de risque quelconque."

Pas d’hospitalisation automatique

Face au coronavirus, "on est dans une procédure standard", poursuit Mme Charlier. Si un médecin est confronté à un malade qui est revenu de Chine il y a moins de quinze jours et qui présente des symptômes comme de la toux ou des difficultés respiratoires, il doit l’isoler, lui donner un masque et appeler l’inspecteur d’hygiène de sa région. Le médecin et l’inspecteur discutent des mesures à prendre, par exemple l’éventuelle hospitalisation. Ils effectuent un prélèvement qu’ils font analyser par le laboratoire de référence, le Rega Institute de la KULeuven.

Il est probable que les premiers malades du coronavirus seront hospitalisés par précaution, mais ce ne sera pas automatique. "Ce sera du cas par cas. Le coronavirus n’est pas un virus extrêmement virulent", conclut Vinciane Charlier.