Les autres indicateurs continuent, eux, de diminuer. Comme depuis quelques jours, le nombre moyen de nouvelles infections a encore augmenté. Du 1er juillet au 7 juillet, la période la plus récente pour laquelle il existe des chiffres consolidés, il y a ainsi eu en moyenne 84,3 infections par jour, soit 4% de plus que pendant la période précédente de sept jours.

L'augmentation est principalement marquée en province d'Anvers, avec 41 nouvelles infections, et se manifeste surtout dans la catégorie d'âge des 20-29 ans (+14 infections, soit une augmentation de 47%) et des 50-59 ans (+21 infections, soit une hausse de 68%).

Au niveau national, les deux dernières semaines ont vu "une stabilisation à une légère augmentation du nombre de nouvelles infections", soit entre 80 et 85 nouveaux cas par jour, analyse Sciensano, selon qui la plupart d'entre elles surviennent actuellement dans la population active (20-59 ans).

Pour Yves Van Laethem, porte-parole interfédéral, cette augmentation du nombre d’infections "n’est pas inquiétante". Sur le plateau de la RTBF, Monsieur Van Laethem a également justifié la récente obligation du port du masque: "On sait que 40 à 50% des gens sont porteurs asymptomatiques. Ils ne se sentent pas malade mais sont capables de transmettre la maladie. On se rend compte que les chiffres plafonnent. Nous sommes à environ 80 contaminations par jour, avec une petite augmentation de 4% ces derniers jours." Il précise que "ce sont essentiellement des personnes âgées de 20 à 40 ans, des gens qui admettent ne pas porter beaucoup le masque, qui sont concernées par ces contaminations". C'est donc pour lui le moment pour prendre cette mesure. 

Aux Etats-Unis, "c'est toujours la première vague"

Le porte-parole a également commenté l'évolution de la propagation du virus aux Etats-Unis. "Il se passe là bas ce qu'il se serait passé en Belgique si on n'avait pas pris des mesures. Ils ont pris des mesures extrêmement partielles et les ont interrompues au moment où la courbe commençait à diminuer. La courbe a donc recommencé à monter. Ils sont toujours dans une première vague qui a repris de la force à cause d'un abandon trop précoce des mesures".


Une seconde vague va-t-elle arriver en Europe ? "Scientifiquement, on ne sait pas", répond le porte-parole. C'est aussi simple que ça. On a la notion d'une éventuelle saisonnalité qui pourrait nous le ramener vers fin octobre, novembre, décembre. On a aussi l'éventualité des conséquences d'un retour de vacances mais sans inquiétudes majeures."